BIENVENUE DANS CITY LA VILLE NOIRE

Sachez bien qu'il s'agit d'un forum RPG basé sur un monde vampirique et policier et non autres, inutile de vous inscrire si vous pensez que cela est un forum de discussion. Nous sommes à city en 2019. City, une ville jadis tranquille se voit bousculée par d'innombrables meurtres non élucidés.

Nous demandons 10 lignes de RP Minimum. Nos présentations sont complètes, vous avez 1 semaine pour vous présenter sinon vous serez supprimer ( exception en envoyant un MP aux administrateurs ). Ambiance assurée. Nous recherchons des gens motivés pour jouer Jeff Brodie & Alexander de Lioncourt (URGENT) que vous pourrez retrouver dans la section prédéfinis. Ainsi que plein d'autres, nécessaires pour l'évolution de l'intrigue et du forum.

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Miam ! [ Serena C. Wolfe ]

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Troy A. Rodriguez
troy

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● Copyright : Telephone (c)

● Age : 24

● JOB : Plein de pouvoir je détiens, sur vos misérables vies ...

● LOGEMENT : Appartement ... A mon grand dam, aucun palais n'a été érigé en mon honneur ...

● YOUR FEAR ? : La peur, c'est à peine assez bon pour les lâches ... Humm, je devrais avoir très peur, à ce compte là, non ?

● YOUR DREAM ? : Un rêve, c'est une illusion.
A quoi bon en avoir, alors, si c'est pour se noyer dans des chimères ? Je préfère les réalités, peut n'importe qu'elles soient ou non matérielles ...


MY LIFE
● A SECRET ?: Un secret que tout le monde connaît n'est plus un secret. si ? ...
● BOOK OF THE CHARACTERE:




MessageSujet: Miam ! [ libre ] Sam 31 Oct - 23:27


    Un imperméable beige négligemment jeté sur les épaules, c’était lui, qui fendait les ténèbres avec son petit air machiavéliquement sombre. Et, pour une fois, étonnement serein, placide, calme.

    Rodriguez n’attendit pas que le feu passe au vert pour traverser de sa démarche longiligne la rue, illuminée des mille feus de cette nuit enchantée d’une maléfique féerie. Il entendait des talonnettes claquer légèrement sur le bitume humide et mouillé. Il ne supportait pas le bruit de ces inconfortables souliers vernis, maculé ça et là d’une petite tâche humide. Mais hélas, sa chienne vie l’ayant condamné à atteindre les sommets, il ne pouvait que se plier à sa force.
    Or donc, les talonnettes faisaient partie de panoplie de maire.
    Navrant, vraiment, mais déambuler en distribuant sourire goguenard et poignée à tout va n’allait hélas pas de pair avec des chaussures bousillées par les aléas de l’existence. Il se devait d’être parfait, ou du moins d’en donner l’illusion. Et ce cliquetis sinistre lui rappelait précisément son rude boulot.
    Car oui, en effet, quelques petits idiots songeaient idiotement que la charge de maire était, fort idiotement, une planque de rêve pour se hisser vers les sommets, d’un revers de main, après une soirée de charité. Quelle idiotie !

    En attendant il sentait ses converses salement amochées essuyer le trottoir de la city, dans un savant rythme de traîne savate enragé et terriblement pressé. A vrai dire, il ne l’était pas tant que ça. Il avait simplement perdu trois heures précieuses de sa nuit papillonnante à cause d’une succession de malencontreux oublis.
    Il avait oublié son parapluie, puis … Mais il n’en était pas là.
    Du moins pas encore.
    D’abord sa montre. Sa précieuse petite Rolex –dont il prenait si soin-. Le bijou avait été durement piétiné par XY, qui s’était acharnée dessus pendant 5 bonnes minutes, avec un sadisme suffisant pour que Troy juge ce crime comme volontaire. La bête en question avait donc reçu pour tout compliment « sale bourrique » et « canasse », lorsque sa seigneurie l’avait raccompagné, écumant de rage, à son box. Sa punition ? Il n’en avait pas trouvé. Que faire à une bestiole si insensible, capable de massacrer sans vergogne une Rolex ? Je vous le demande. Troy reparti donc, dépourvu de repères temporels, accompagné par un hennissement qui ressemblait cruellement à un rire sardonique.
    Chose faite, il était entré du pied gauche dans son appartement, ce qui, suite aux précédents évènements, le rendit légèrement anxieux. Il n’était pourtant pas d’un naturel superstitieux, mais ce peu avait réussit à ébranler sournoisement une de ses convictions. Une fois là, il se changea pour aller au cimetière, enfilant rapidement un imperméable froissé sur ses menues épaules osseuses. Claquant sans répit la porte, qu’il entendit, dans un rassurant « clic » se verrouiller automatiquement.
    A tout à l’heure, donc.
    Puis, l’orage d’éclater. Se retrouvant à courir dans les ruelles ensevelies de trombes d’eau, sentant son léger corps balloté de bourrasque irascibles, se trimballant de tous côtés. Est-il nécessaire de rappeler que les converses ne sont pas étanches ?
    Une journée, en somme, qui aurait pu ressembler à celle de n’importe qui. Et ce n’importe qui ne s’en serait pas plaint. Néanmoins, le prince Rodriguez se retrouvait, pour sa part, face à une situation atrocement embarrassante, qui pour lui, témoignait d’une malédiction. Il n’était plus aimé des dieux ? Ou …

    Finalement, il s’était retrouvé étrangement ému face à la tombe qui trônait dans le cimetière, et muré dans un respectueux silence. Depuis combien de temps ? Il ne s’en souvenait plus. Cette époque vaguement floue, il avait préféré l’occulter de sa mémoire, pour ne garder que les plus magnifiscents de ses souvenirs. Quoi qu’il en fût, il ne ressentait plus rien de ces vagues, ces brides de sentiments incontrôlables, éclatants, flamboyants, qui l’envahissaient autrefois à la vue de la sépulture. Il lui semblait que les années avaient un peu commencé à effacer même le nom de sa mère, autrefois en lettres dorées. Qui, maintenant, s’étaient quelque peu ternis.
    Les dernières fleurs avaient été scandaleusement renversées, bousculées. Tels des fétus de pailles. Gisant sur le flanc, contre le marbre inhospitalier.
    Il venait très régulièrement ici, se recueillir dans le lieu le plus désert de la ville. Le cimetière. Les morts ne parlaient, n’était pas encombrants, et lorsqu’il voulait trouver la paix de l’esprit, Troy Rodriguez venait ici, là où personne ne le reconnaissait pour maire. Maire de quoi ? D’un vain amassement de goudron, de brique. Et d’âmes sur lesquelles, il n’avait, hélas, aucun pouvoir. Dans le silence, il parlait souvent, purgeant son cœur corrompu, dans ce havre où seul il redevenait un humain –rien que cela-, réajustant sérieusement les plantes qui s’emballaient, fleurissaient, puis mouraient sans que personne ne le sachent. Silencieusement, comme sa mère.
    Lui, les changeait régulièrement. -Qui l’aurait fait sinon ?- Pourtant, il venait de moins en moins souvent, espaçant inconsciemment ses visites. De plus en plus. On ne le rappelait pas. Et il en avait assez de délivrer ses secrets à quelqu’un qui, finalement … ne l’entendait pas ? ou ne l’écoutait pas ? …
    De toute façon, elle devait avoir bien mieux à faire.
    A sa place, il aurait fait la même chose.

    Il avait laissé tomber une petite prière, se donnant vaguement bonne conscience, redressant les fleurs abattues. Vaincues. Mortes. Les replantant dans le joli petit pot décoré et sculpté. Il ne sentait plus vraiment l’eau, les vents fouetter son imperméable, ses cheveux, sa silhouette fragile dans la légère brume.
    Cinq minutes plus tard, cinq minutes trop tôt, il avait tourné les talons, refusant de s’engluer un peu plus dans la terre. Il n’avait rien à lui dire, là ? Et puis ce n’était pas ses affaires. Il menait sa vie, il faudra bien qu’il finisse par lui lâche la grappe à cette tombe, un jour ou l’autre. Sinon, ça finirait mal.


    Quoiqu’il en soit, le maire regrettait déjà d’être venu là. C’était stupide et incohérent.
    Le pire dans toute cette histoire, était sans doute, que, sitôt revenu dans la chaleur confortable de son antre de célibataire, il se sentirait tellement pourri et décrépi qu’il ouvrirait une bouteille dont il ingurgiterait le contenu sans même s’inquiéter de sa teneur.
    Jusqu’au jour où il cofonderait alcool et produit toxique …
    Une ombre morose se dessina sur son visage, et il chassa ces sinistres pensés de sa cervelle humide. Reniflant grincheusement. Il lui semblait que la pluie venait exalter le capiteux parfum chevalin qui imprégnait depuis des années son imperméable. Et le rendait donc presque inutilisable.
    Vraiment, odieuse chose que la pluie.

    Mais le pire vint harponner ses neurones fébriles devant la porte de son logis.
    Pourquoi ? Il n’avait tout simplement pas les clés. Monsieur le Maire daignerait-il s’offrir un pont, puisqu’il n’avait pas non plus de porte monnaie pour l’hôtel ? Ecumant soudainement. Ne se sentant plus du tout le cœur mélancolie. Fichue journée…
    Bah, il le lui rendrait bien.
    En commençant par retrouver ses clefs.
    Il ne pouvait pas les avoir oubliées, si ? De fort mauvaise humeur, le « petit pêteux » -ce surnom lui était resté, pour ceux qui le détestaient. Il lui allait de toute façon comme un gant, tant et si bien qu’on ne pouvait le lui refuser…-, rebroussa chemin, et fit marche arrière.

    Dégommant sur son passage une canette de Coca, qui gisait sur le trottoir, aussi éventrée que ses chaussures gorgées d’eau. Le petit cylindre grinça, mais ne fit qu’atterrir plus loin. Alors, dans toute sa splendeur, Troy fila un coup de pied cinglant et bien mieux ajusté dans son aluminium fragile. Avec succès, cette fois-ci, la chose trottina pour se vautrer, plus loin, toujours plus loin, dans son « clong-clong-clac » régulier.
    Il ne la voyait plus, c’était l’essentiel.


    Ce fut en trifouillant le sol humide que Troy finit par lever la tête, surpris d’entendre de singuliers crépitements. Qui ne ressemblaient en rien à de la pluie.
    Autre chose.
    S’il y a quelqu’un, je vous somme de vous montrer ! C’était un peu polar comme entrée en matière avec un potentiel inconnu, non ? Alors le maire opta pour un p lus classique :

    « Y’a quelqu’un. »

    Une fois de plus, c’était assez peu convainquant …
    Toutefois, à minuit, ça pouvait fouttre les jetons d’entendre quelqu’un dans son dos. Dans un cimetière. Avec ces rumeurs et ces réalités. Sentir le cheval, il n'était pas sûr que ce soit une arme de dissuation suffisante pour un quelconque dégénré...

    Miam…
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Serena C. Wolfe
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● MODIFY ? : Elle a volontairement contracté le virus. Ne voulant plus vivre dans l'ombre.

● JOB : Elle est pas la cigale dans la fameuse fable.

● LOGEMENT : Pour l'instant sans logement.

● YOUR FEAR ? : Un peur de perdre à nouveau une personne cher.

● YOUR DREAM ? : Un rêve qu'un mort ressuscite ?
Elle en a aucun pour l'instant.


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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Ven 6 Nov - 0:43

Son apprentissage de la vie lui avait apprit à s’occuper un peu dans la journée. Comment elle voulut s’occuper ? Ben comment dire, elle joua du violon, avec des doux souvenir avec sa mère qui lui enseignait le piano. Écoutez, quand on s’ennuie et qu’on a l’éternité. On a le temps de faire tout ce qu’on veut. Serena avait fait tellement de chose que maintenant, c’était la routine. Aujourd’hui, elle avait acheté un livre qui se nommait : Comment survivre à une attaque de zombie ? Tome 1. Sa réaction en voyant se livre ? C’est assez simple, l’hilarité totale. Elle rit dans un lieu clos dans un café, dans le lieu le plus sombre pour rire, de bon cœur depuis bien longtemps, qui pouvait être débile.

Un fait allait lui rappeler qu’elle ne faisait plus partie du même que les humains, ces personnes à qui presque tout souriaient et qui pouvaient mener une vie, comme tout le monde, une vie de famille. La serveuse, une imprudente venait de laisser tomber un verre, au lieu de prendre un balai pour enlever les briques avec un ramassoire, mais cette imprudente pris les premiers morceaux avec ses petites mains, qui créa une entaille avec du sang qui sortit. Ses yeux à la vu dut réagir d’une manière qui surprirent plus d’un. Elle posa sur la table un billet en tapant un peu trop fort, qui la fissura d’ailleurs, mettant ces lunettes de soleil, sortant d’un air unique qui fit que tous les regards l’admiraient. Déjà avant, les regards et les petits mots arrivèrent quand elle lisait tranquillement. C’était frustrant pour elle, vraiment. Mais pour l’instant, c’était son envie de sang qui la dominait. Son cerveau lui donnait le seul ordre, c’était de manger, soit de boire du sang d’humain.

Au plein milieu de la rue, une personne réussit à intriguer son intention, une femme qui portait un petit bouton avec marquez « Vote » dessus. Le pion le plus facile, une personne qui faisait une collecte pour attraper des personnes. Elle la traîna dans une partie assez sombre, enfin dans une ruelle pour qu’elle finisse dans les égouts pour la tuer sans avoir personne. Et le soleil commençait à agresser sa peau. C’était un être de la nuit, pas un être du soleil, comme c’est humain. Même si les égouts puaient, elle avait put boire du sang frais. Il manquait juste une pointe de zeste de citron. Ça, c’était une petite pointe d’humour. Bon passons. Combien de temps la chère dame resta avec le cadavre avant de ressortir ? Serena resta, on va dire, 18 heures. Le soleil allait se coucher et la jeune demoiselle en profita pour aller acheter une robe noire qui avait une seule manche très libre comme si c’était une aile de papillon, un petit ruban fait que cette manche tenait sur son épaule. Sa robe s’arrêter vers les genoux. Elle porta une ceinture rouge qui faisait qu’elle ne ressemblait pas à un sac à patate, un style bien harmonieux. La touche était le voile noir qui allait s’installer sur sa tête, comme une veuve, ayant pour but de caché ses yeux. Après elle l’était depuis un bon moment, donc ce n’était pas nouveau. Elle se trouva une chambre à l’hôtel, qu’elle magouilla avec la pensé l’ordinateur pour avoir une petite chambre pour prendre une douche.

Sa curiosité fit qu’elle entendit son voisin rentrait pour ressortir, plus tard. Sa curiosité la poussa à suivre une personne, pour être déviez dans la rue par un blond, plutôt pas mal. La reine de la nuit le suivit sans trop se posait de question telle un fantôme. Sa destination la surprit un peu ? Un cimetière. Il attendait devant une tombe, enfin. Il restait devant une tombe, vu qui s’occupa de celle-ci. Son ex-femme ? Ça devait être ça ! Une première pensée fut qu’elle était heureuse qu’elle soit morte et de voir un humain malheureux, sauf quand elle le vit s’occupait de cette tombe avec un visage, qui la séduit, pour une sympathie, mais aussi. Elle voulait boire son sang et profiter de lui, mais sa tête lui faisait penser à un truc, pendant qu’elle avait fait des recherches. Oui, c’était à propos de son oncle. Pourquoi elle s’en souvenait ? C’est parce qu’elle avait fit des cherches avec ses meilleurs amis, les ordinateurs, lui montrant cet homme séduisant qu’elle regarda pendant un petit moment. C’était aussi pour cette raison qu’elle n’allait pas le tuer. C’était le maire de cette ville.

Une erreur. Ce fut une erreur qui dévoila sa présence. Il dit une phrase qui cassa un peu l’image qu’elle s’était fait de lui, s’attendant plus à une réponse tirée d’un film fantastique, pourquoi fantastique ? Elle adorait les nouveaux films SF et Fantastique qui sortait ces temps au ciné, un autre bon moyen de passé le temps, des fois. Elle était dans un délire personnel. Elle apparut, debout à côté d’une tombe à côté de celle qui observait, avec un voile qui lui donnait des aires de fantômes surgissant du passé. L’eau était un détail, ne s’étant pas séparée d’un parapluie noir assortie à sa tenue qu’elle avait acheté avec, un fait qu’elle avait oublié de préciser. Un sourire s’installa sur ses lèvres, un peu petit, mais il était là comme même. Sa question sur le moment était comment elle boirait son sang et de quelle manière ? Il sera un pion à elle. La seule chose, c’était que les politiciens étaient de vrai magouilleur et des tricheurs, ce qui était impossible qui devienne leur chien au vampire. Une leçon qu’elle avait apprise, il y a très longtemps.


■ Oui, il y a quelqu’un. On t’a jamais dit qu’un cimetière était dangereux ? Attention, nous avons une personne qui ne prend pas garde ?

Ce fut un homme qui était devant elle, l’observant sous son voile noire, fait avec des motifs de soies, assez beau à voir, mais vieux jeux. Serena adorait tout ce qui venait de l’époque, ayant une maison dans un autre pays avec tout plein d’objet venant de différent siècle depuis qu’elle était là. Revenons un peu à sa pensée. Elle avait un homme charmant devant elle. Comment devait-elle faire pour ne pas se jeter ou utiliser ces jolis petits à elle ? Sa séduction pour l’appâter et l’avaler en un boucher ? Hmm, hmm. Une chose à réfléchir mais si ces amis les ordinateurs avaient raisons. La « jeune » femme n’en avait pas le droit à moins si elle voulait être mal vue par son oncle, qui était dans le même gouvernement que lui selon les informations ? Un air de famille entre elle et son oncle était bien là. Alors si elle montrait son visage peut-être qui ferait le lien entre elle et Ezequiel ? Serena pouvait comme ça le dévorer des yeux sans que cela ne soit flagrant ?

■ Alors que fait un homme dans un cimetière si tard dans la nuit ?


    You plead with me, shout, scream, tell me I'm staying
    I know I know I know.
    I'm still your love.
    Back from the last place that I wanted to fake you.
    Laugh with me, shout, scream, now tell me you're staying.
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Troy A. Rodriguez
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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Ven 6 Nov - 22:03

    Une fois en face de quelqu’un. De chair et d’os. Troy se sentit comme rassuré par la présence de ladite créature, quelle que fut sa nature, humaine ou … autre chose de bien moins rassurant ?
    Ce n’était pas un fantôme.
    Une chose monstrueuse. En un mot, un monstre.
    c'était une humaine. Sans doute
    Vous riez ? Vous avez tort. Vous ne croyez peut-être pas aux monstres, mais eux, ils croient en vous …
    Enfin, les rumeurs n’étaient jamais que le résultat d’une légende grassement alimentée par des commères à l’imagination fertile. Et peut-être qu’en fin de compte, l’Homme était bien aussi dangereux que ces ‘créatures’. Fallait-il une preuve ? Il était plus nombreux –il en était convaincu-, et de fait, son pouvoir destructif était par nature accru.

    Bof … il s’égarait. Batifolant ça et là dans de délicieux songes, qui n’avaient cependant rien à voir. Il était seul, exclu de cette multitude par nul autre que lui-même. Seul. Seul, et toujours seul. Errant comme une âme en peine, la tête haute et dédaigneuse.
    Troy releva légèrement la tête, reprenant ce regard métallique qu’il arborait si souvent, ce masque impénétrable coulé dans l’or et le bronze. Charmant. Mais creux. Offrant à l’inconnu un demi-sourire énigmatique, entre le « d’accord, tu m’as eu » et la méfiance paranoïaque « Règlement de compte quelconque ? ».
    Hypothèse fortement improbable.
    -Est-ce que je ne devrais pas plutôt vous retourner la question, à vous, mademoiselle. Peu de gens s’aventurent ici à la nuit tombée. Pour ma part, c’est un incident.

    Ou le prolongement d’un incident.

    -J’ai égaré mes clefs. Ironique, non ?

    Ne soupçonnant pas un seul instant de les avoir tout simplement laissé dans son appartement-caverne. Au matin, il aurait sans doute l’enchantement d’avoir à aller chez un serrurier, pour forcer sa propre porte. Et là se révélerait le cadavre du trousseau de clé, le narguant sur la table.
    Il s’agissait très certainement d’une remarque stupide. En fait, elle était stupide, cependant, il ne pouvait s’empêcher de ressentir un froid soudain, un froid qu’il n’avait pas ressenti auparavant. Glaçant la moelle de ces os, et chaque fibre nouée de son corps perdu dans les rafales. Quelque chose d’irrationnel.
    Même l’odeur de son imperméable ne parvenait pas à le conforter dans sa petite chaleur idéale humaine. Ce musc saturé de la patte de la trahison. Fichue bidet.
    Maudite bourique.
    Troy Amadeo Rodriguez était une personne d’un naturel des plus trouillards. Planqué, de surcroît. Ne sortant ses griffes et ses cros que s’il pressentait qu’un danger imminent réquierait toute son attention. Et en ces occasions –qui, à son goût, devenaient trop fréquentes-, il devenait proprement suicidaire. En cet instant, il était tout simplement tétanisé par la désagréable sensation qui chatouillait, picotait comme un signal d’alarme sa cervelle.
    Lui croyait aux monstres. Plus que tous à ceux qui se tenaient en cette heure fatale. Dans un cimetière. Prêt d’un humain.
    Avec ce minois d’une angélique innocence, qui ne semblait rien augurer de bon. Qui le rendait plus méfiant qu’il ne l’était déjà.

    -Mais j’imagine que vous, c’est autre chose.

    Soupir sardonique.
    Après tout, fallait-il véritablement s’attendre à autre chose de la part de l’animal rusé qu’il était ? Un sous entendu vaseux. Pour le moins qu’il y ait quelque chose à sous-entendre, autre que ‘vous, vous n’avez pas perdu vos clefs sur une tombe…’. Mais enfin, les gens, dans ce genre de situation confuse comprenaient toujours un potentiel sous-entendu et l’interprétaient comme si l’interlocuteur en savait somme toute beaucoup plus que dans la réalité exigüe.
    Lui, il ne savait pas grand’ chose, mais au moins, il savait que les montres existaient. Et que pour de bon, leurs luisantes quenottes n’étaient pas qu’un reflet de lune taquin, venu se poser là pour leur donner des frayeurs ténébreuses.
    Néanmoins, il n’était pas prêt à laisser s’exprimer librement son intuition de prédateur, qui, tout naturellement estimait son interlocutrice comme l’une des siens. Rien de bien engageant, en somme. Hélas, tout pouvait concorder, non ? Les belles jeunes femmes n’erraient pas dans les cimetières la nuit, seules, où elles pourraient-être victimes … de quoi ? de qui ? Expression d’un préjugé un rien misogyne. Qui s’appliquait cependant à la très grande majorité des citoyens sensés.

    Alors Elle n’échappait sans doute pas aux règles … si ?

    Un sourire odieusement indéchiffrable vint tirer ses traits, quoi que dans la pénombre, la Belle ne puisse sans doute pas en profiter. A moins que l’affable clarté de la lune ne vienne dénoncer ce triste masque de supercherie.
    La Belle et la Bête. Et … Si elle était les deux, se demanda sarcastiquement Troy.
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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Mer 11 Nov - 23:38

Le comportement de cette personne l’intriguait de plus en plus, comme chaque humain, mais des fois. Il y avait des petites exceptions, des personnes uniques qui méritait qu’elle s’intéresse à eux, de diverse manière. Lui, c’était d’une manière qui pourrait prochainement l’intéresser.

Un souvenir d’une fois un homme, qui n’arrivait jamais à voir une fin triste et une solution qui était voué à l’échec. Il l’avait tellement intrigué. Pourquoi elle s’en rappelle aussi bien de lui ? Il avait un amant, un temps. Sa logique n’était pas difficile, mais comment dire incompréhensible. Comment une personne pouvait que voir du bien dans la vie ? Elle avait testé tellement de réaction. Mais à chaque fois, il lui avait sorti une chose positive ! Serena en était obsédé pourquoi ? C’était d’un caractère qu’on arrivait jamais à prévoir. Cette personne était unique, étant un joyau sur une couronne. Il y avait tellement de chose à faire que étudier des fois, les humains est faire de la psychologie était presque amusant. En faire son métier, Serena aurait pu le faire, mais bon soyons francs, vous voyez un vampire faire de la psychologie ? Je ne pense pas. C’est juste un jeu d’observer, de voir et de sentir diverses expériences sur l’être humain. Il avait toujours la fâcheuse habitude d’être imprévisible. Donc ils étaient impossible de les prévoir ou d’imaginer quoi ce soit ou des plans futurs, surtout avec ces hunters qui les guettent pour les tuer à chaque moment.

Son sourire fut pour elle, une sorte de rayon de lune, discret et énigmatique. C’était par ces mots qu’elle pouvait décrire ce sourire. Oui, la sourie avait un peu trop dansé quand le chat n’était pas là. Elle l’avait attrapé et ne compté pas le lâcher de si tôt. Il lui annonça que pour sa part, c’était un accident de s’être aventurer ici. Devait-elle être franche ou pas ? Ce fut le silence qu’elle adopta. Le fait qu’il « s’inquiète » qu’une jolie fille s’égare dans un cimetière, était autant accru ? Sa bouche toujours fermer en cachant ses canines qui démangeait pour ne par goutter sa chair qui devait être moelleuse et chaude, surtout chaude. Sa situation, comme il le disait, était vraiment ironique. Il avait égaré ses clés, alors pourquoi il s’était occupé de cette tombe. Sa main désigna la tombe en secouant la tête, comme pour dire que ce n’est pas bien de mentir. Son instinct lui dictait qu’il y avait un rapport en lui et cette tombe, ne voulant pas scanner son cerveau, surtout ne voulant pas se montrer impoli dans ce sens. Un prédateur pouvait toujours savoir si la personne en face d’elle était différent, ou soucieux, ou encore en alerte, dans divers réactions : aux regards, sa tenue, mais principalement son cœur et l’ambiance.


■ Je vous fais peur ?

Ses sourcils se haussèrent un peu, en le regardant toujours avec un sourire qui cachait sa vraie nature. Ella avait complètement zappé de répondre à une question qui serait que pur trahison pour elle, une réponse assez spécial. Est-ce que vous vous imagiez dire à une personne.

« Salut, heu, je t’ai suivis dans la rue et tu m’intrigues parce que tu n’as pas l’air de ressembler à un humain normal ? »

Je ne pense pas. Vous aussi, n’est-ce pas ? C’était une des raisons de son silence, préférant ça que de mentir et d’empiler des mensonges qui ne ferait que de compliquer la situation, d’une manière qui serait vraiment pesant. Mais son rire moqueur l’amusa encore plus. Si elle lui crachait finalement cette vérité ? Non, pour l’instant, c’était une personne d’assez connu, dans cette ville, normal vu que c’était le maire, pourtant, le faire disparaître : serait vraiment un jeu d’enfant pour Serena. En tout cas, vu la situation, il devait s’en poser des questions sur elle. Sa voix retentit avec une douceur hors du commun.

■ Vous devez vous demander ce que je fais là ? Intriguant pour qu’une pauvre femme comme moi, traine dans un cimetière aussi tard la nuit ? Non ? Suspicieux ? Vous ne croyez pas la mal chance de voir passer un chat sous une échelle ? Non ?

Un sourire sucré, la vampire se retenait de ne pas s’approcher de lui pour y déposer un baiser, un sourire si craquant ! Elle se leva pour s’approcher un peu de lui, mais elle lança une phrase incompréhensible sur son sourire qui ! Elle-même ne comprit pas le sens. Allait-il fuir ? Partir en courant ? Sa démarche s’arrêta. Il avait de la chance de ne pas être une tueuse qui tue tout ce qui bouge, étant du genre de profiter de la vie, en la haïssant de lui avoir privé d’un bien qu’elle ne retrouve plus aujourd’hui ? Quoi sait peut-être un jour, elle le retrouvera ? Serena n’était pas du genre à cacher qui elle était vraiment, détestant mentir ou cacher une raison. C’était se trahir, soit même, se renier. La femme ne l’avait que fait une seule fois, c’était sur ses patients et à l’hôpital, donnant pour excuse une maladie très compliquée à prononcer et introuvable. Le pire, c’est qu’elle avait réussit à avoir une maîtrise, donc manipulatrice, mais pas ce soir. Elle fit un sourire montrant ses belles dents.

■ Vous croyez aux vampires ? Moi oui.


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Troy A. Rodriguez
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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Ven 13 Nov - 20:43

    Il fallait croire que, quoiqu’il dise, les vampires existaient. Et désormais, cette fichue ville comptait aux moins deux vampires. Des vrais. Des vampires qu’il avait vus avec ses petits yeux… Troy s’accommoda du sourire que lui décrocha la Belle. Qui semblait, hélas, céder dangereusement le pas à la Bête.
    Suggestions fort heureusement purement hypothétiques.
    Le produit d’un noir cauchemar qui n’avait aucune raison de s’accomplir cette nuit.

    Non, il n’avait pas peur.
    Il connaissait parfaitement ce sentiment –du moins le pensait-il-. Bien mieux que la pluspart des gens ; ayant appris à le regarder avec méfiance, le cerner, le définir, le connaître, pour enfin pouvoir l’attaque, l’appâter, l’apprivoiser. Bref, en un mot, se contrôler. Troy était d’une nature froussarde, et il savait l’emprise démoniaque de cet instant, lorsque la peur affermissait sa prise sur lui. A cet instant où tout, devenu futile, disparaissait dans un horizon frais. Pour ne plus laisser place qu’à un espace libéré du temps, de la conscience, de toute raison. Un espace où les sentiments si fugaces devenaient matériels, et ratissaient son cerveau pour ne plus lui permettre d’avoir d’autre pensée que lui. Résolu à un monde égoïste où lui seul était en danger.
    Et sa peau frissonnait, son cœur battait à tout rompre, il lui semblait que ses veines étaient sur le point d’exploser, libérant le sang, en profusion, pour donner le joli portrait … d’un cadavre.

    Cependant, cette nuit là, tout était différent, même la Peur. Angoisse indéterminée, sillonnant avec une vague paresse son cerveau. Sans but précis, sans ultime terreur cachée. Juste une estampe, une touche, une note caressante. Mais rien de bien éblouissant. Cela, ce n’était pas la peur. Juste une forme de folie paranoïaque, latente. Refusant inexorablement de se détacher de Troy, le rendant, jour après jour, année après année, plus méfiant, plus enfermé dans sa petite coquille difficilement accessible.
    Qu’en résulterait-il, une fois que les années auraient passé ? Un vieillard, rongé, usé par l’Angoisse. Au final, une coque creuse, infinie, vidée par les petites terreurs, si basses, du quotidien. De l’ordinaire.
    Alors, à cet instant, éprouver de la peur ? Non, voilà qui était tout à fait invraisemblable.
    Face au danger, avant de sombrer dans cette délicieuse et ensorcelante torpeur dont il ne relevait jamais tout à fait, Troy passait d’abord par une phase suicidaire. D’abord téméraire, plus exactement. Devenant, selon une échelle de temps sans réel repère, graduellement plus suicidaire.
    Alors…

    « Peur ? Non. Méfiance. Juste un peu. »

    Rire discret. Très léger.
    Le laissant se perdre dans la bruine.

    Puis Troy jaugea la lune, tel un œil monstrueusement crevé, qui dardait ses faisceaux lumineux sur cette improbable rencontre. Après tout, qu’avait-il à perdre ? Ou plutôt à gagner ? Il se sentait si invulnérable, si puissant, si immortel, dans la situation qu’il occupait, dominé par son sentiment de gloire. Que pouvait un vampire ?
    Montrer ses quenottes, comme une bête de cirque, exhibant son anormalité comme un éclopé courant après la pièce de monnaie qu’un spectateur, content, ayant repu sa curiosité malsaine, aurait daigné lui envoyer.
    Ou quoi ?
    Lui offrir délibérément une insinuation mesquine. Méchante. Et même pas tout à fait claire.

    « Et je ne crois pas au hasard, pas plus qu’à la malchance. »

    Très cartésien, songea t’il avec ironie …

    Je sais que je ne risque rien, après tout. Tout comme vous, vous devez le savoir ? Il se retint. Pas encore…
    Et d’où lui venait cette soudaine immunité ? De son imagination déraillant ? Ou peut-être d’une obscure réalité, tout simplement. Ses relations avec Ezequiel lui permettaient-elles de se pavaner sans crainte devant un vampire affamé ? Mais peut-être que la Belle de nuit ignorait tout ? Vampire vagabond, solitaire, refusant tout clan, toute protection, et de fait, libre d’attaquer qui que ce fut ?
    Non.
    Pas lui.
    Il se sentait largement encore assez puissant.

    Observant la vampire qui s’était si narquoisement découverte. Son œil pers s’arrondit légèrement, et, lascivement, il prononça ces quelques mots, mâchouillant sa joue intérieure, comme embêté. Dévorant du regard la Belle.

    « Et vous ? Si vous y croyez, ça doit être parce que vous avez foi en beaucoup de chose. Beaucoup de contes, brodés merveilleusement par l’esprit fertile de l’humain. Vous m’auriez presque convaincu avec vos … »

    Troy recourba ses index devant sa petite bouche mutine, façon cros de vampire halloweenien. N’étant lui-même pas convaincu par sa prestation, qu’il imaginait presque comme une imitation ratée de mandibules de fourmis. Il secoua la tête, sa dentition toujours en place. Très puéril. Donc très au goût de notre cher maire.
    Ayant même une folle envie de poursuivre sa mascarade du cher ange innocent, pris au dépourvu par l’apparition d’une force obscure. Alors, il trottina de quelques pas en direction de sa chère vampire. Il aurait bien aimé se saisir d’une dent, et peut-être lui arracher avec un cri de victoire : « ahah ! je t’ai démasquée, tu essayais de me faire peur, mwahahahahah ! Mais je sais ! Je suis immortel ! Hourra ! » Signant cette mascarade si caricaturale sur une mimique sardonique. Grimaçante. Et il s’en irait en gambadant.
    Hélas, que n’avait-il plus sa jeunesse passée à faire des mauvaises farces ?
    Il savait. Que s’il tirait sur ce cros résolument ironique, il ne ferait que se blesser. Que s’il s’approchait trop, il se ferrait bouffer tout cru, et que le vampire n’en laisserait pas une petit gorgée du savoureux Troy… Il devait avoir un goût légèrement amer, fleur d’oranger sans doute…
    Et chevalin, à son grand désarroi. Tant qu’à se faire bouffer, autant être un repas de qualité…

    Un instant, il en oublia la raison première qui l’avait conduit, encore morose, sur ce lopin de terre fraîchement balayé par la pluie, avec ce marbre froid et placide. Ce sanglant écho de misère…
    Puis il sentit une sorte de fatigue balayer toute son humeur, l’emportant dans une bourrasque glaciale. Il baissa les mains, qui retombèrent, longilignes, le long de son corps trop fin, trop fragile. Serena du sentir ce soudain changement.
    Qui déconcertait bien souvent les gens, qui le voyaient devenir tour à tour mélancolique, heureux, comme un maniaco-dépressif mal soigné… Il était venu voir sa mère… Pour quoi, déjà ? Retrouver ses clefs, mais avant ? Oui, avant cela … Il ne savait plus. Sa mémoire avalée par le lavabo des ténèbres –XD-. Fatiguée de tant d’efforts, de futilités, si vaines et inutiles.
    Il jeta de nouveau un œil au vampire, qui se tenait devant lui, dans son immuable beauté rigide. Mais le regard de Troy était plus fixe, plus … meurtrier aussi. Perdu, presque. Comme si elle était venue troubler l’instant de recueillement qu’il voulait consacrer à cette tombe.

    Plus d’humeur à faire joujou.
    En fait, il n’avait pas besoin d’être convaincu. C’était tout.

    « J’aurais pensé qu’un vampire aurait au moins le bon goût de choisir bien sa proie. »

    Troy, d’un léger tic nerveux, se redressa. Semblable à une gravure de mode. A un détail prêt. Comme si ladite gravure s’était … échappée de … prison ? Les cheveux humides, plaqués sur ses tempes nerveuses, qui commençaient déjà à se rebiffer, donnant des touffes irrémédiablement rebelles. Une petit cerne naissant, sur ce visage jeune, pétant d’énergie consumée à grand feu. Brûlée à coup d’explosif. Mal dormi ? Gueule de bois ? Usure de la vie ?
    Sale fin de semaine…
    Qui n’avait cependant en rien altéré sa logique et sa lucidité de politicien rusé.

    « Sauf si vous avez quelque chose à me proposer … »

    Comme si c’était à lui de poser les clauses d’un … contrat, avec l’un de ses gens, de ses laquais.

    « Dans ce cas, je suis toute ouïe, déclara t’il férocement. Sinon, je craints que cette rencontre charmante ne se finisse vraiment très mal. Ce qui serait préjudiciable, tant à moi qu’à vous.
    Vous savez, de vous à moi … J’ai aussi les dents longues … »

    Alors crache le morceau.
    Vampire vénéneux.
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Serena C. Wolfe
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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Dim 15 Nov - 19:50

Une image de cette tombe et de cette rencontre allait être marque dans sa mémoire. C’est sûr. Ses réactions étaient des plus surprenants. Elle gardait la distance vers lui, pourquoi ? Sachant qu’elle avait l’avantage, la peur peut être. L’envie de le mordre était vraiment tentante, trop tentant. Ses pulsions étaient vraiment intenses par moment, ayant du mal des fois à se contrôler. La jeune femme ne résistait jamais à son instinct. Mais imaginez qu’elle touche, le petit pantin de son cher oncle. Il devait être au courant, vu la réaction qu’elle avait eut, quand elle lui annonça en quelque sorte qu’elle était une vampire. C’était logique au fond. Il faisait comme s’il avait une crainte envers elle ? Non, car vu sa réponse. Il n’avait pas peur mais de la méfiance. Son cœur ne lui disait pas la même chose. Mais son rire discret réussit à décrocher un autre sourire sur son visage. Sa réaction l’amusait, ne voulant pas le quitter du regard, ce qui donnait l’air mal élevée, voir impolie. Sa deuxième phrase le fit un petit rire, pour retrouver un sérieux sur son visage. Il lui fit un coup de théâtre après, s’approchant d’elle, mais en gardant toujours une certaine distance, pour ne pas aller vers le grand méchant loup ? Son changement de caractère l’étonna, mais laissant cette fois un sourire qui allait rester.

Ce qui l’épata, fut sa troisième réponse, qu’elle aurait pu choisir un meilleur candidat pour passer sa nuit ? Ou se nourrir ? Ce fut un rire qui résonna. Elle le trouvait vraiment craquant et irrésistible. Si elle l’avait suivi à la basse, c’était par curiosité ? Elle ne s’en rappelait même plus. Mais maintenant ? Si elle arrivait à tourner les choses à son avantage. Il lui demanda si elle avait une chose à lui proposait. Un politicien aimait le pouvoir. La logique conduit à ce qu’il le pousse à faire un marché avec son oncle pour prendre de la puissance ?

Un sourire malicieux remplaça le doux sourire d’avant. Il continua avec une phrase, devenant un peu agressive. C’était son ressentiment envers lui, mais la dernière phrase. Un rire résonna. Il avait aussi les dents longues. Il devait mal la jugé. Elle cassa la barrière qu’elle s’était fixé avec lui. Elle s’approcha de lui pour mettre sa main sur son visage.


■ Pour revenir au fait que j’ai mal choisi la proie, je ne pense pas.

Serena approcha son visage du siens pour déposer un baiser au coin de ses lèvres, mettant ses bras autour du sien. Non, elle ne se gênait pas, étant dans sa nature. Comment ne pas répondre à son instinct qui lui dictait de s’approcher de lui. Un sourire s’afficha sur ses lèvres.

■ N’est-ce pas Monsieur Rodriguez ? Vous entreprenez des choses avec mon oncle. Je m’efforce à faire affaire. Cela n’est que ironique. Une charmante rencontre qui se finisse très mal pour vous. J’aurais une idée qui m’empêcherait de vous mordre, ce qui ne me déplairait pas.

Sa main passa sur son cou, un endroit qu’elle pourrait avoir un accès assez facilement ? Et entre vous et moi ? Si une charmante « jeune » femme viendrez se coller à vous ? Est-ce que vous la repousseriez. Si Serena lui proposer ce qu’elle avait à lui proposer comment il réagirait ? Une envie brusque la saisit de l’embrasser mais autrement qu’elle l’avait fait. Si elle était le fruit du mal, pourquoi y résistait. Prenant une voix douce et manipulatrice, elle lui mit sa proposition sous le nez.

■ Je pense que mes services pourraient vous rendre service ? Je n’ai jamais vu un maire, seul en face des projecteurs. Je ne sais pas si vous comprenez ma pensée. Non ?

Sa main se déplaça de son cou comme en essayant de le contrôler, par manipulation et hypnose, mais est-ce que ça allait marcher ? Elle se déplaça dans ses cheveux pour jouer avec ses doigts. Ses lèvres se posèrent sur les siennes. Quand celle-ci se décolla, elle restait assez rapprocher.

La principale question qu’elle se posait c’était : Comment allait-il réagir ? Allait-il se laisser faire et réagir à son hypnose ? Cela m’étonnerait.

L’inconscience.


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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Lun 16 Nov - 19:00

    « Je ne suis pas certain qu’un cimetière soit le meilleur endroit pour ça. »

    Oh, il agissait en grincheux. En vieux grincheux, qui plus était, avec un petit nom à tenir, une épouse bigote et vieille. Pourquoi refuser ? Il se jetait d’habitude sans hésiter dans les filets tendus de n’importe quelle femme.

    Il ne s’éloigna pas pour autant.
    Non. Il appréciait même ce contact, inconsciemment, trouvant bizarrement que les lèvres de Serena avaient … un goût d’écorce d’orange, et de safran, épicé, râpeux. Curieux de décrire cette étreinte si rapide par une savante recette culinaire. Exotique. Ayant affreusement envie de rester suspendu à sa petite drogue, apparue si soudainement par une nuit de pleine lune. Une drogue qui avait de quoi le vampiriser.
    Humm… Un souverain parfum.
    Moins ordinaire que celui des autres femmes, peut-être, qui mélangeaient coquetterie artificielle et essence naturelle, plus farouche, toujours unique.
    Il adorait les femmes, de toute manière. Il les collectionnait avec autant de délice qu’il le jetait avec déception et mépris. Elles étaient magnifiques, tout simplement parfaites, sauf lorsqu’elles commençaient à s’habituer à un homme. Dès lors, plus d’issue possible, il savait que tout ce délicieux rêve tissé d’or et d’argent se ternissait. Et se brisait finalement. Parce qu’elles étaient ces fragiles créatures toujours à la recherche d’un idéal matériel, d’un petit cocon de sécurité doux et anesthésiant.
    C’était tellement dommage.
    Quel gâchis. Vraiment, le bonheur n’était pas fait pour durer ; Dieu avait mal fait les choses.
    Il ne se souvenait pas avoir jamais éprouvé vraiment ce que le commun des mortels désignait à grands gestes l’Amour. Et s’en tirait tellement bien.

    Et en même temps, il était un peu vexé de se laisser embrasser comme le dernier de ces n’importe-qui. Une réputation qui le précédait ? Injuste, non ?
    Il ne rechignait pourtant pas.
    Peut-être même en y réfléchissant bien, qu’elle avait un arrière goût, à peine perceptible … d’amande ?

    « Les politiciens n’ont jamais besoin que d’une potiche agréable au regard, mais sage. Êtes vous sûre d’être faite pour ça ? D’en être capable … Moi je pense que non. Après tout, un vampire peut se distraire de maintes façons, mais en être réduit à ça. Si vous saviez comme c’est amusant de défiler, de faire son petit discours, et puis de savoir lâcher précisément la foule au moment où elle est le plus suspendue à vos lèvres. Mais être dans l’ombre. Sans rien faire d’autre que d’accorder un sourire. Ni trop large. Ni trop terne. Eblouissant et pourtant timide.
    Vous ? Faire la potiche ? Non.
    Ca ne vous irait pas. »

    Après tout, c’était une situation enviable, non ? Tentante, même. Avoir un vampire à ses côtés, cette élégante jeune femme. Jusqu’au jour où quelqu’un la verrait traîner un peu trop souvent dans le cimetière, ou qu’un accident anodin arriverait, et bien sûr, ce serait Lui, Lui et personne d’autre qui écoperait noblement de telles erreurs. Un monstre dans son entourage. C’était risqué. Et puis pour quoi faire ? Une perruche d’apparat ? Il aurait tôt fait d’en trouver une autre. Normale.
    Une simple humaine.
    Inintéressante.
    Il songeait assez souvent, avec un cynisme consommé qu’il était en âge de se marier. Au-delà de ce bel-âge, il ne trouverait plus rien. Et encore maintenant … Il aurait du trouver quelqu’un jeune, très jeune, quoique … il ne supportait pas de rester trop longtemps au contact des humains.
    Ils étaient si ternes, si inconscients. N’ayant aucune légèreté, dans ce monde si fermé où il se trouvait.
    Il devenait un bout de viande qui permettait l’accès au pouvoir.
    Alors que, bizarrement, il se sentait plus détendu. Ou moins braqué. Plus enclin à parler de façon posée, sans s’attendre à recevoir un coup dans le dos. Pourquoi ? Une fois de plus, cette question résonnait dans son crâne. Peut-être parce que les vampires étaient capables de donner pour recevoir, de faire preuve d’un peu plus d’équité et de savoir vivre.
    Tandis que les humains s’éternisaient en pourparler, blablatant sans fin sur des sujets si futiles.
    Tout cela ? Pour tirer sa part du gâteau.

    Il était très jeune –trop ?– pour être maire, on le lui avait souvent signalé. Comme une menace.
    Les vampires n’étaient-ils pas, au fond, une menace supplémentaire ? En sachant beaucoup plus long que lui sur ce cher petit monde effarouché.

    « Donc vous voudriez votre part du gâteau vous aussi… »

    Dieu que le monde était fatiguant. Pourquoi voulaient-ils tous le pouvoir, le pouvoir, le pouvoir ; et le pouvoir … Ne pouvaient-ils le laisser aux gens bien comme il le fallait, un mignon jeune homme prêt à tout –ou presque– pour servir ses ambitions.
    Il faillit lui proposer avec un sourire aigrement sournois d’être sa secrétaire.
    Mais se retint.
    Après tout, ce n’était sans doute pas le fin mot de l’histoire.

    « Voilà qui est assez improbable … Ne me dites pas que vous m’avez suivi pour ça, quand même. Je n’arrive pas à vous croire. »

    Et si c’était pour un petit lunch, c’était encore plus désappointant… Est-ce qu’elle ne l’avait pas tout de bon appelé « proie » ? Enfin, que voulez-vous … Les mauvaises herbes ont la vie dure …

    « Si c'est la faim ... Je suis un met vraiment hors de prix, vous savez, ma chère vampire. Alors vous n’avez pas besoin de m’amadouer, c’est peine perdue. Question de principes, déclara t'il d'un ton glacialement désintéressé. »

    Oui. Tiens. Il la voyait déjà esquisser un mouvement pour l’attaquer. Etendant ses bras, son corps tendu pour l’abattre dans un mouvement gracieux sur ce pauvre petit humain si vain. Pour l'instant, pareil à un chat de salon goinfré, il se laissait pourtant prendre au jeu.

    [HJ : J’peux te frapper s’tu mords ? XD stap ]
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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Sam 21 Nov - 22:56

Ses doigts s’en tortillaient autour de ses cheveux humides, toujours contre lui, ne voulant pas briser cette frontière franchie. Sa réponse était en quelque sorte importante, pourquoi ? Craquant un peu pour lui ? Il avait l’air d’un chien battu, avec un touche de rébellion ! Il lui lança une phrase que l’endroit ne convenait pas du tout à l’embrasser ? Tout endroit est bon pour se faire un petit plaisir personnel. Un baiser n’était pas la chose la plus désagréable ? L’image, aujourd’hui, dans les films romantique était le baiser, si il y avait pas le baiser, ce n’était pas un film romantique. Pourquoi parler de romantique ? S’il n’y avait rien contre lui. Serena ne pouvait pas le regarder comme un autre homme, c’était un humain, un simple humain. Ses lèvres n’étaient pas aussi attirantes, ne voulant pas les toucher avec le bout de ses doigts. Elle avait un gout assez salée, enfin peut-être à cause de la pluie ?

Ses songes fut coupé quand il avança sa théorie sur les politiciens. Il la jugea de potiche ? Une potiche ? Un sourire se dessina sur ses lèvres, fascinant. Il ne la connaissait pas après tout ? La monarchie à l’époque restait une heure sur une chaise à attendre que son mari arrive pour la toute première fois, ou un sujet. Enfin. Avant, c’était beaucoup plus stricte que aujourd’hui ? Sage, oh, cela pouvait bien dépendre de certain fait, étant médecin. Mais la fin de ça phrase, dire que faire la potiche ne lui irait pas ? C’était bien comme ça qu’elle avait connu le premier homme de ça vie. Ce fut un rire qui sortit de sa bouche.

Il sembla partir dans certain songe, le regardant en essayant de ne pas lire dans son esprit, ne devant pas faire ça pour une certaine estime envers la personne. Ne pouvant pas se contrôler quand il dit une phrase qui n’avait pas de sens. Pourquoi il avait parlé de gâteau, si elle voulait juste un truc simple. Son regard le regardait, mais ayant disparu un peu dans ses pensées à lui. C’était assez simple, mais comme elle n’en avait pas tellement envie. Ses pensées étaient assez floues, mais elle comprit assez vite pour la secrétaire. Cette pensée était vraiment déplaisante et légèrement vexante. Il lui dit quelque phrase encore, pourtant. Elle n’avait pas bougé ou autre. Un jeu ? Pourquoi pas ? Elle bougea délicatement sa main sur sa joue, une main glacée et lui si chaud. C’était ça qu’elle aimait chez les humains. Il était si précieux pour eux. Sa main caressait sa joue.

■ Alors soyons assez claire. Je ne serais pas une secrétaire. La pouvoir ne m’intéresse guère voir pas du tout. Il ne sert à rien, dans mon cas, vraiment à rien. De l’époque d’où je viens, j’étais la nièce de notre très cher Ezequiel. Faire la potiche ? C’est ce que je faisais en longueur de journée, ainsi que depuis quelque siècle. Je suis médecin, étonnant ? J’applique ce métier depuis un certain temps maintenant. Alors pour ce qui s’agit d’être sage, je pense que je mis connais. Ah moins que le baiser n’était peut-être qu’une des rares occasions de ma rébellion ?

Un sourire doux était présent avec un regard tendre qui regardait ce grand enfant qui avait pensée de faire d’elle une simple secrétaire. Ce qui était comment dire un peu révulsant. L’idée de l’avoir suivis avait disparu. C’était son odeur qui l’avait attiré surement, une odeur si douce à ses narines.



■ Je ne sais pas ce qui m’a poussé à te suivre. Vraiment, la curiosité, ton odeur ? J’ai suivis mon instinct. Je te mentirais si je te disais que boire ton sang serait vraiment affreux pour moi, mais j’en ai envie, mais comment privait un si adorable maire de sa ville ?

Au lieu de reculer et de partir, suite à ses remarques, Serena se sera contre lui, ne voulant pas laisser un centimètre de son corps à l’écart du sien. Qu’est-ce qui l’attirait sa chaleur. D’ailleurs. Elle ne se gênait plus pour le tutoyer. Après tout, c’est ce qui pourrait lui faire. Il n’était pas un hunter et ça se sentait.


■ A moins que vous vouliez d’une femme qui serait comment dire plus jeune ?

Ce retour au vous, était inattendu. Ses mots sortaient tout de suite. C’était une impression qu’elle connaissait bien vraiment bien. C’était comme si elle avait l’idée éphémère de son ancien mari en face d’elle ? Cette blague la fit rire. Ses yeux trahissaient ses sentiments envers lui, un indice ? C’est bien parce que je suis gentille que je vous le donne : « amour ». Oui, c’était bien une chose éphémère, vu que la mort tôt ou tard la prenait en vous laissant cette douleur insupportable qui resurgit, une ancienne blessure ouverte. Son corps s’écarta du sien comme si c’était pour mimer avec le jeu de mot qu’elle avait fait. Mais l’envie de partir était tellement faible, tellement faible.

Amour, liberté, vérité et beauté.


C’était des phrases sacrés pour des maudits comme eux ? Un vampire serait toujours et pour toujours des êtres maudits ? Elle en était un, ayant lâchement fui ses responsabilités. Il aurait pu être toujours là, mais ce n’est pas le cas. Mais il était peut-être temps de changer.


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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Mer 25 Nov - 20:13

    « Etonnant ? »

    Une femme médecin, était-ce si étonnant que cela ? Troy misogyne ? Sans aller jusque là –quoique ?-, il était plein de préjugé, ayant lui-même grandit dans la parfaite famille avec mère foyer et père businessman brassant des millions. Le tout filant la parfaite harmonie.

    « Ou pas. Les femmes travaillent de plus en plus ; je pense que vous le savez. »

    Il tenait à garder la distance du vouvoiement, quant à lui. Elle lui procurait une forme primaire de sécurité. Cette impression de se hisser trop haut pour que l’interlocuteur puisse tenter de s’approcher ou de poser ses cros sur lui.

    « Et … Ainsi je vous l’ai dit, je crains d’être un met un peu trop intouchable. »

    Bien évidemment, il serait fâcheux de le dégommer vulgairement comme une banale proie. Et pourtant, l’idée avait visiblement effleuré l’esprit du vampire. Peut-être le traversait-elle-même en cet instant, alors qu’elle le fixait ardemment, d’un air jalousement gourmand. Et gourmet.

    « Même pour la nièce de tonton Ezéquiel. »

    Etonnant de sa part cet ajout acide et sarcastique du tonton. Il appréciait Ezéquiel comme un être qui pouvait lui apporter sans doute beaucoup plus que n’importe lequel de ces politiciens véreux. Il se détendait beaucoup trop à son goût en présence du vampire. Et cela ne lui plaisait pas le moins du monde. C’était même étrangement frustrant de parvenir à tenir sa carapace face aux humains les plus féroce, et de se sentir lâcher prise face à quelqu’un qui vous dépassait trop largement. Une puissance supérieure. Un vampire. Qui dévorait sa carapace. Fort heureusement, le vampire se heurtait généralement à l’ultime défense de Troy. La dernière porte derrière laquelle le jeune homme enterrait tous ses secrets, ceux qu’il n’aurait tenus pour rien au monde à exposer aux yeux d’une créature vivante. Ou tout simplement de quoique ce soit. Souvent lui revenait le mythe de Midas, dont le barbier avait vu les oreilles. Murmurant le secret de son souverain dans un trou, pour ne plus être le seul à le porter. Mais la terre transmit ce secret aux herbes, qui, à leur tour murmurèrent mesquinement le terrible secret au vent, qui rependit aux oreilles de qui voulait l’entendre l’histoire.
    C’était une fable.
    Mais elle n’en n’était pas moins très parlante. Porter soi-même son secret était lourd, certes, mais c’était bien la seule solution si l’on souhaitait qu’il demeure … secret ! Or donc, cette porte finale, barricadée par ses soins, il se serait sentit d’attaque à la défendre contre n’importe quelle tentative d’intrusion, sortant quatre rangées de dents aiguisées dès que l’on cherchait à l’approcher. Une intrusion mentale, surnaturelle, n’aurait pas pu percer ce mur opaque d’orgueil, de volonté. Ce qu’il y avait derrière ? Tout ce qu’il refoulait en lui-même. Tous ces échecs qui le décevaient, ces claques qui empourpraient ses joues rieuses. Le petit Troychounet buvant l’eau des toilettes. Maman Rodriguez, maman-poule sombrant sans que personne ne cherche à la retenir, au delà de ce monde absurde. La démence s’emparant d’elle. Et dans un ultime instant de lucidité, regardant l’adolescent sûr de lui, confiant, rayonnant qu’il était devenu. Ne reconnaissant plus sa minuscule poule mouillée, fragile, qui avait besoin d’elle. Ne parvenant plus à retrouver l’enfant sensible, malmené par la vie.
    Partant sans le reconnaître. Le considérant comme un étrange, le refusant.
    L’image de famille parfaite volant en éclat minuscule, coupants, cinglant. Qui ne manquaient pas de le blesser, et de rester incruster dans son cœur à jamais. S’enfonçant pendant toute son adolescence, jusqu’à parvenir à se figer en un bloc compact, hérissé, venant parfois le rappeler à l’ordre. Comme aujourd’hui. Et toute cette époque, ce trou noir, cet abyme violent et terrifiant de névroses et de mal-être. Donc il se sentait épuré. Tout cela était caché dans une boîte de Pandore, tenu par un nœud complexe et dissuasif. Protégé contre tout. Jusqu’au jour où tout ressortirait.
    Ce qui n’était pas près d’arriver.

    Le problème étant bien sûr tout ce qui se trouvait au-delà, ce qui n’était pas suffisamment important pour être dans la bouilloire, la cocotte-minute aux malheurs. Il était persuadé que tonton Ezéquiel avait tout découvert. Alors, par esprit de vengeance, de rébellion, de colère, il se détachait ironiquement du vampire. Préférait laisser croire qu’il manipulait à sa guise le tonton. Tout n’étant, somme tout qu’un manège follement bourdonnant. 50-50. Un parfait accord. Je te donne un truc, tu me donnes l’équivalent.

    « Même si je suis parfaitement délicieux. »

    Et quant à se demander si Serena était trop vieille ? … N’était-ce pas plutôt l’inverse ? Ne fallait-il pas plutôt se demander si, quel que soit l’âge réel de demoiselle Wolfe, le corps qu’elle présentait n’était pas … un peu trop jeune ? A vue de nez, elle semblait avoir … 20 ans ?
    Tout juste si elle ne passait pas pour une mineure.
    Charmant minois de jeune fille épanouie.
    Et puis, c’est vrai. Vous n’êtes définitivement pas mon genre, aurait-il pu ajouter. Ou bien… L’association d’une minette d’une vingtaine d’année, et d’un homme d’une trentaine, dans la société pudibonde actuelle, pourrait paraître malsaine. Et ne manquerait pas d’attirer les commentaires épicés d’une âme mal placée. Sans doute la vraie raison qui le rendait si glacial à l’égard du vampire. Le pourquoi du comment ? Il n’allait quand même pas faire la cour à une gamine à peine sortie du lycée pour ces pauvres mortels. Dont il faisait à son grand damne, partie …
    Optant donc plutôt pour le mensonge.

    « Cœur à prendre ? Ou déjà pris ? »

    Après tout, il faudrait bien qu’il pense un jour à se caser. Il ne se voyait définitivement pas devenir un vieux crouton quand tous ses congénères étaient déjà casé, avec, à leur bras, une élégante héritière. Un chemin qu’il aurait du suivre. Et pourquoi pas ? Il se condamnait alors sagement à suivre les pas de son vieux père, qui avait toujours soif de palper du matériel. Il lui semblait bien que le départ de sa mère l’avait affecté, pourtant, chose qu’il ne comprenait pas. Après tout, son père représentait à jamais cet homme fier, persuasif, au sourire charmeur, et indifférent. Serrant la mimine de son garçon modèle, se dandinant sagement entre ses géniteurs souriants. Ou alors celui qui vantait son fils, lors d’un dîner entre gens bien nés, tandis que ce dernier, un doigt dans le nez, le récurant méthodiquement, blablattait gentiment avec un autre enfant. Un modèle, pour faire simple. Celui que tous rêvaient d’être.
    Serait-il capable d’être lui aussi cet homme serein, apparemment sans faille, courtois. Superficiel pourtant. Son fils, la personne la plus proche de lui, n’avait jamais réellement réussit à percer le mystère qui entourait cet homme d’affaire. Et sa mère ? Elle ne pouvait plus parler. Mais Troy présumait souvent que non. Et qui savait ? Peut-être n’y avait-il rien à trouver ? Son arrogance, tout ce qui faisait de lui un prédateur, il le tenait de sa mère. Et tout ce qu’il sentait fragile, il le retrouvait en sa mère.

    Et il ne pouvait pas se permettre de se laisser séduire par un vampire.
    Qu’il passe son chemin. Elle trouverait bien autre chose ailleurs…

    « Ce n’est pas une histoire d’âge. »

    Oh que si. Je vous l’avais bien dit. Troy Rodriguez avait une certaine éthique…
    Subtil mensonge.

    « Mais nous autre humains, complexes, ne sommes pas des machines. Aimer ne se commande pas. Et à mon grand regret, je suis un sentimental, un romantique. Peut être avez-vous oublié cela, vous autres vampires. Vous pouvez jouer à aimer, mais moi pas. Vous prétendez que vos actes sont une forme de rébellion ? Mais ne sont-ils pas vains, voués à l’échec ? Vous êtes des êtres immortels, et pourtant vous êtes incapable de faire bon usage de ce temps qui vous semble infinis. Etrange malédiction, n’est-il pas ? Nous mesurons le temps. Nous connaissons l’échéance de notre vie. Ne serait-ce pas là la rébellion que vous cherchez temps ? Vous vengez de l’ennui. Autrement qu’en attrapant des humains dans vos filets. Autrement qu’en jouant les sirènes sur un rivage où les plus faibles s’échouent si facilement ?
    Pourquoi ne pas chercher à redevenir des humains ? A couler et à détruire vos concurrents comme nous le faisons ? N’est ce pas une forme de rébellion contre l’ordre des choses ? D’un jour à l’autre, de piétiné et humilié, vous voici humiliant et piétinant. »

    Philosophie de vie assez peu rassurante. La vie ne tenait donc t’elle qu’à cela ? Une société individualiste, qui sélectionnerait le plus combatif ? Le petit carnivore dont les dents aurait le plus vite poussé ? Etrangement, il se trouvait très convainquant. Et en même temps, il se révoltait lui-même. Cette peinture du monde dans lequel il vivait était si réaliste, et pourtant, il n’avait jamais souhaité en arriver là … Quand ? Quand tout cela avait-il commencé ?

    « N’est-ce pas ça une rébellion ? N’est-ce pas vivre les combats ? N’est-ce pas faire ce dont a envie ? N’est-ce pas affronter la masse écrasante, pour pouvoir s’en extraire, et se révéler enfin ? N’est-ce pas affronter tous ceux-là ? Pour pouvoir mieux les assommer, les vaincre, même si vous devez tout y laisser. »

    Au fond, sa vie correspondait parfaitement à ce genre de modèle, mais était-il heureux ? Oui. Non. Atrocement contradictoire. Une vie bien plus riche que celle de bien des gens. Mais voulait-il seulement être heureux ?
    Se rebeller. C’est souffrir, accepter et vouloir le malheur. Après tout, il n’était pas fait pour être heureux. Plus maintenant. Il ne voulait surtout pas. Sinon, il accomplirait son rêve, et, aux quelques fugitifs moments de bonheurs succéderaient l’ennui. Dans son malheur, il tendait toujours vers mieux. Mais une fois qu’il aurait atteint ce sommet ? Et si le bonheur était, en fin de compte, décevant ?
    L’ayant imaginé si clair, si rayonnant, si pur … N’était-ce pas une chimère ? Le vrai bonheur n’était-il pas un reflet criard et un produit bon marché donné à tous. Quelque chose d’inesthétique qui ne parviendrait pas à satisfaire sa soif d’absolu. Ayant peur qu'en fin de course, après s'être tant crevé pour décrocher un vulgaire produit à consommer, il se retrouve nauséeux. Déçu. Le genre de déception dont on ne pouvait se remettre. Un déception qui percutrait de plein fouet vos principes, et remettrait votre vie en cause. Ne vous resterait plus que les remords, l'ennui, les désillusions. Et mieux valait en garder quelqu'unes. Le bonheur était vide, creux. Il n'était jamais qu'une nourriture indigeste, parvenant à vous gaver jusqu'à un certain point. Mais le résultat ne variait pas d'une personne à l'autre. La personne, ayant trop abusé des bonnes choses, se dirige en courant vers les toillettes, et récurgite le bonheur. Et après ?
    L'estomac vide, que penser du bonheur ?
    Alors, à ce compte là, mieux valait être malheureux. Avec quelqu'un, de temps à autre pour vous consoler. Vous faire entr'apercevoir le bonheur, puis vous replonger pour votre propre bénéfice dans les ténèbres. Qui sont, finalement ... votre lumière ?

    « Le baiser n’est pas l’une de vos rares occasion de rébellion, ma chère. J’en suis convaincu. Je vois plutôt ça comme une consolation de mauvaise fortune, parce que justement vous n’arrivez pas à vous rebeller. Vous stagnez dans votre ennui qui vous vampirise, si j’ose le dire…
    Je me demande ...
    Est-ce que … vous n’envieriez pas un peu les humains, par hasard ? »

    Il s’attendait à ce qu’elle lui réponde immédiatement non. Ce qui ne l’aurait guère étonné. Après tout, n’est-ce pas ce que n’importe qui aurait répondu, volontiers ? Le laissant donc sur sa faim. Et sa frustration. Il ne voulait pas se dévoiler, alors comment s’imaginer qu’un vampire aille se dévoiler lui-même bien gentiment à petit ambitieux encombrant et sarcastique. Désabusé et misanthrope. Et, en dépit de la tempête de sentiment qui dévastait sa cervelle mugissante, il demeurait cet homme glacial.
    Pourquoi faire autrement ?
    Pourquoi espérer que Serena soit cette personne ?
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Serena C. Wolfe
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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Jeu 26 Nov - 23:50

Est-ce que elle enviait les humains ?


Une seule phrase qui réussit à la faire briser la frontière déjà franchise pour reculer et regarder la tombe. Si elles les enviaient ? Elle avait eut aussi une vie, comme eux, une vie emprisonnée par la durée de temps. Une durée de temps était tracée pour elle, pour qu’elle meurt assassiné par des brigands, pour je ne sais qu’elle raison ? Si elle les enviait ? Non, pas du tout. Mais ses yeux se fermèrent en pensant à cette nuit, le froid qui s’était emparait de sa peau, cette vision de sang qui l’avait marqué à jamais. Il lui avait fallu un certain temps pour s’en rappelait, mais malheureusement cette scène lui rappelait trop de mauvais souvenir. Un sentiment de malaise la parcourait à chaque fois, mais elle devait lui répondre. De toute façon, qui s’en souciait ? Elle enleva ce tissu brodée qui cachait la moitié de son visage. Les gouttes commençaient un peu à tomber.


■ Pourquoi je vous envierais ? Si je vous enviais ce serait pour quoi ? Pour m’avouer à moi-même que je ne suis pas bien comme je suis et que je n’ai pas vécue jusqu’à maintenant parce que mon cœur ne bat pas ?

C’était vraie ce qui disait, il avait fait des allusions sur ses sentiments, mais il avait tord. Oui, elle pouvait jouer avec les humains pour se distraire, mais Serena pouvait s’impliquer. Il y avait un souci dans ses allusions. Si elle ne pouvait pas aimer, pourquoi ? Pourquoi elle était restée près de lui ? Ce n’était que part amour qu’elle l’avait laissé vivre sa vie.

■ Je vais t’apprendre une leçon. Un vampire a des sentiments, si je n’envie pas les humains. C’est parce que je vous connais bien, depuis le temps. Pouvant tuer par besoin ? Pilier ou voler ? C’est dans la nature humaine. Je suis morte tué pour je ne sais quelle raison ? J’ai vu l’homme que j’aime mourir devant moi. Une rébellion ? Une consolation de mauvaise fortune ? Je suis désolée, si c’est une idée que tu te fais d’une potiche comme moi, voir d’une vielle comme moi. En effet, votre vie est la notre n’est pas parallèle. Voir des chasseurs de notre race mourir fait un bien fou, mais chacun son histoire.

Son dos lui faisait face, tournant un peu son visage pour le fixait de ses yeux, une expression étant bizarre. Ils avaient obscurcies. La faim, la frustration, l’humiliation ? Ce n’était pas ça, c’était le fait qui lui avait dit qu’elle ne pouvait aimer. Carlisle, son mari, son amant, son dernier baiser. Un sourire mince s’installa.

"Je t’ai toujours aimé et pour l’éternité."


Une phrase était la plus belle, qu’on lui ait dite. Combien de temps ce sentiment ne lui était pas revenu ? Si longtemps ? Si elle regardait bien l’homme en face d’elle, elle arrivait à revoir des trains de sa personnalité à elle et à lui. Son estime ne l’avait pas sondé, comme un légume. Sa curiosité était assez restreinte, de la compassion. On va dire. On ne faisait jamais aux autres se qu’on ne voulait pas qu’on nous fasse. Et la souffrance qu’elle avait vécut n’était rien comparait à ce qui avait pu vivre. Ce n’était pas une amourette, c’était un amour véritable, comme on voit dans les films d’amour. Un amour impossible. Serena aurait été capable de tout pour lui, mais pourquoi elle ne l’avait pas transformé. Elle n’en avait pas la force. Cette douleur aujourd’hui était toujours présente, une douleur qui arrivait à disparaître pour revenir brutalement.


■ Tu pourrais encore rajouter une phrase, menteur et manipulateur. Ce n’est pas bien de mentir. Je n’ai jamais vu un politicien avide de pouvoir refuser des offres. Une image à tenir, c’était leur but. Dommage, moi qui pouvait facilement truquer les élections et si je me faisais élire pour les prochaines élections, tu perdrais tout, absolument tout. C’est un atout quand les ordinateurs m’écoute et m’obéis. Qu’est-ce qu’un maire sans rien ? Un alcoolique.

Ce fut un rire moqueur qui sortit, mais comment elle avait pu lui sortir une phrase comme ça ? Quand elle avait fouillé dans sa tête avant. C’était une vengeance de l’avoir jugé. Il lui avait dit qu’elle aimait jouer avec ces proies ? Changeons la donnée. Elle s’approcha de lui en penchant la tête de côté, mettant la main sur sa bouche pour réclamer un silence. On ne pouvait qu’entendre son cœur. Elle était morte et pouvait disparaître pour de bon.

■ C’est un son pas anodin, ton cœur bat. Mais cela peut s’arranger assez facilement. Si je jouerais avec toi. J’aurais commencé par ta gorge. Quand tu n’aurais plus eut de force, je t’aurais attaqué peut-être abimer ce beau visage. Mais heureusement que je ne suis pas comme ça ?

Oui, c’était bien une vengeance de ses mots, qui l’avait dit pour elle, juste pour elle et sur sa race, ne pouvant le tolérer. Il n’avait pas touché un point sensible, le point sensible était bien plus profond qu’on pouvait le penser. Seul Ezequiel pourrait le toucher. Si elle aurait voulu mourir ce jour là, non. Serena s’était bien occupé et avait sauvé des centaines de vies, des milliers ? Pourquoi le regrettait ? Un sourire d’ange s’afficha sur son visage, ayant presque oublié le désagrément.

■ Peut-être que je suis trop bien pour un grincheux ?


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Troy A. Rodriguez
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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Dim 20 Déc - 19:51

Sale petite peste. Qui avait du répondant. Chose inhabituelle pour Rodriguez.

« Quelle leçon ! déclara t’il placidement, avec un mépris cinglant. Merci « professeur » … C’est peut-être drôle de manipuler l’humain. Vous vous transformer en scientifiques, quelque part, chercheurs de l’étrange ! Vous les dévisagez, vous vous acclimatez à leur contact. Mais à part cela … qu’êtes vous sinon des silhouettes vaguement penchées sur nous, suivant votre éternelle petite vocation de répandre le mal sur les humains. Sans nous. Vous n’êtes rien, pauvre petits vampires. Sans vous. Nous ne changeons pas.
Vous avez des sentiments ? Mais c’est merveilleux. Et j’imagine qu’ils vous sont d’une grande utilité, à vous autre qui n’êtes en fin de compte qu’une erreur de la nature. C’est cela ? »

Un maire sans rien ? Un alcoolique … Mais d’où sortait-elle donc cela ? Les vampires étaient-ils télépathes ? Ce devait être cela. Encore un détail qu’Ezéquiel avait judicieusement omit de préciser.
On ne pouvait définitivement pas se fier à ces gens-là.
Et puis d’abord, il n’avait plus bu depuis … l’après-midi même. En était-il vraiment au stade d’alcoolique ? Certes pas, du moins l’espérait-il.

« Et vous savez quoi ? Si tonton Ezéquiel n’avait pas été là … J’aurais peut-être bien accepté. Mais vous, vampirette de ces nuits troubles … à quoi pouvez-vous bien servir ? A rien.
Détruire mon image. Mais après tout, qu’y pouvez-vous ? Je suis celui que tout le monde voit. Je suis celui que la majorité voudrait être. Alors … à part charcuter mon cerveau dans une savante compote pour en extraire mes pensées … Je vois mal comment me discréditer. Et puis … Truquer les élections, c’est si facile. Qui vous dit que moi-même je ne l’ai pas déjà fait ? Mais une fois au pouvoir, la potiche se doit de prendre des décisions. Le peut-elle ? Non.
Si vous tenez à tout prix à m’affronter, ce n’est certes pas grâce à la politique que vous y arriverez. »

Trop jeune. Trop impulsif. Trop sûr de lui.
C’était bien la seule chose que son père arrivait toujours à lui reprocher, l’exhortant à mettre un peu d’eau dans son vin, à diluer ses certitudes meurtrières

« Et bien … Jouez ! Allez y ! »

Et bien, oui, ça alors ! Jouons ! Jouons tous ensemble dans ce parfait manège. Allons aux bois cueillir de rouges cerises, que nous dévorerons ensemble, avant que le loup n’arrive.

« Vous n’avez rien à perdre ? Alors faites donc selon votre bon plaisir. Lacérez moi sous votre griffes, essayez de labourer mon pauvre petit corps perdu. Vous savez, il y en a peut-être d’autre qui n’ont définitivement plus rien à perdre. »

Troy se libéra de l’étreinte de Serena, avec une force qu’il ne se serait pas soupçonné, petit moineau brisé, fragile, aux ailes atrophiées. S’écartant de quelque pas. Reculant jusqu’à sentir le marbre de la tombe sous ses chaussures.

« Mais non. Ils ont déjà essayé. »


Il la détestait. La maudissait. Comment osait-elle se dresser face à lui ? C’était un piment, un condiment acide, une goutte de citron tombée là pour mettre un peu de piquant dans cette soirée. Au départ. Mais voilà qu’elle dépassait largement les bornes de l’admissible. Elle s’imposait, le menaçait, même ? Il se félicitait d’être encore sobre ce soir-là, sentant l’irritation déchirer ses petits muscles noués. Se disant que lui gueuler dessus comme un ivrogne mal luné lui ferait un bien fou. Mais non, toujours figé dans un sourire d’aristocrate trop bien élevé pour laisser libre court à ses pulsions. Jamais. Ne jamais montrer autre chose que le masque à l’autre. C’était la leçon qu’il s’était imposée toute sa vie. Pourtant , un instant, son visage pâlichon sembla un peu plus animé, et son sourire étrangement tordu semblait annonciateur du pire. Troy Rodriguez, un maire délicieux timbré ?
Mais son minois se détendit, retournant à la normale.

« Après tout, pourquoi m’attarderais-je avec vous ? Vous vous considérez comme trop bien pour moi. Nous arrivons donc à une impasse, mademoiselle. »

Courtois. Presque obséquieux.

« Je pense que c’en est fini pour ce soir. »
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Serena C. Wolfe
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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Dim 20 Déc - 21:11

Un sourire, c’était affiché sous ses lèvres. Sa rébellion l’avait fait rire. Oh, c’était comme s’il s’était vexé sous ses remarques. La jeune femme regardait par terre. Il était trop sûre de lui ce qui pouvait lui porter un peu préjudice. Il la sous estimait et se mettait trop en avant. Serena savait très bien qu’elle n’était pas parfaite. Sans eux, les vampires ne seraient rien ? C’était un garde mangé en abondance. Son cœur brisé semblait battre, même s’il était mort depuis longtemps. Il croyait qu’il pouvait terminer comme ça pour ce soir ? Je ne pense pas. Elle ne le pensait pas.

Serena eut un sourire, ne faisant que de le regarder, un sourire doux, comme celui que sa mère lui faisait. Comment elle avait réussi à reproduire le même. C’est qu’elle ne s’était pas gênée suite à sa réponse pour ne plus l’écouter mais de voir son histoire dans sa tête : ses souvenirs, tout ce qui s’était passé. Pourquoi se gênerait-elle après qui l’aie traitée comme une moins que rien, comme un misérable insecte. Il devait apprendre, c’était une leçon que son nouveau « professeur » allait lui apprendre. Le caractère de Troy manquait d’humanité ? C’était son avis. Serena quitta des yeux pour imiter une scène de son esprit avec la perfection, faisant tout pour qui comprenne un peu à qui il avait affaire ? À une chasseuse qui jouait avec ses victimes.


■ « Tu vas attraper froid, mon chou. »

C’était exactement la phrase qu'avait utilisé sa mère, même si c’était vague par moment. Elle arrivait à revoir comment sa tendre mère, c’était comportait avec lui. Une mère ? Un mot qui lui sera à jamais inconnu. Elle regarda la tombe qui se trouva derrière elle avec un œil enjoué, comme l'avait fait sa mère sur la maison, mais c'était sa tombe à présent. Qu’est-ce qu’elle avait voulu faire ressortir de cette scène ? La tendresse de sa mère qui était morte derrière elle. Comment elle l’avait su ? Sa mémoire et ses souvenirs. Comment elle pouvait être cruelle ? Sa mère était aussi morte et elle savait comment cela pouvait faire mal, quand on était comment dire seul et renfermée: des autres points qu’elle lui rajoutait. Son sourire disparut pour regarder avec des yeux implorants, comme il l’avait fait avec le garçon qui lui avait demandé de jouer. Son nom ne fut pas clair tout de suite, mais elle arriva à voir les mots, grâce à l’expérience de torture qu'elle avait fait sur ces pauvres gens.

■ « Je peux aller jouer avec toi, s’il te plaît Jerry ? »

Elle s’arrêta un moment pour regarder dans quel état, avait-elle put mettre la personne en face d’elle ? Avec un rire presque mesquin, elle le regardait, pour finir avec une phrase qu’elle avait vu, avant de sortir pour l’instant de ses pensées. Le sourire disparut pour la dernière question, qui l’avait peut-être marqué ?

■ « Tu veux apprendre à boire l’eau des chiottes ? »

Son regard était fixé dans ses yeux, un regard qui n’avait plus une pointe de sentiment. Son but ? C’était de le voir sortir de cette image, d'homme politique, qui voulait donner ! Avec tout ce qu’elle avait vu, elle se doutait que plus personne maintenant se donnait la peine de lui tenir tête comme elle le faisait. Cette sensation était exquise pour Serena. Pourquoi temps de cruauté ? Il avait pris ses mots comme une attaque personne.

■ Je n’ai jamais dit que je me jugeais mieux que vous ? J'ai posé une question, mais je pense que c'était le contraire. Vous êtes bien trop jeune, n’arrivant pas à tenir sa langue. Je pense que vous avez oublié ce que c’était le mot vivre. Une image peut être cassé facilement, mais ce que l’on n’est. Ne changera jamais. Vous êtes une personne complètement perdue.

La colère prit le dessus. Lunatique ? Serena arrivait à l’être quand on dépassait les limites ! Le vampire le regardait pas avec des yeux de tueur mais de prédateur. Si c’était pour lui faire peur, non ! Les vampires n’étaient pas des animaux, ils étaient des humains. Les années leur servirent à redevenir ce qu’était un humain, ne voulant pas devenir un monstre.

■ Un vampire était un humain à la base et ce que vous oublié : c’est qu’on a vu des personnes mourir, on vit pour un lendemain sachant que ce qu’on nous a prit, ne pourras jamais revenir, comme avant. On est pas si différent.

Elle s’approcha de lui pour lui prendre la joue, puis son envie de le mordre vint dans son cerveau, mais ce n’est pas ce qu’elle fit. Sa main descendit pour prendre son col de son vêtement et le pousser pour qui tombe sur la tombe qui se trouvait derrière lui. Serena se retrouva en moins d’une seconde accroupit à côté de lui.

■ L’image que j’ai de toi, c’est celle là. D’un humain qui sera sous une tombe avec son nom gravé sur une pierre tombale ?

Serena s’assit après à côté de lui, pour le prendre les mains et les mettre sur les extrémités de la tombe étant presque couchée sur lui. Brutale ? Oui, elle l’était. Il était à sa merci. Sa tête baissa sur son cou. La femme y posa un baiser, puis se leva, sans le regarder.

■ La question est: combien de temps avant cette mort ? Vous avez juste de la chance que j’arrive à me contrôler, mais si vous seriez tomber sur un nouveau née. Je vous garantis que votre discours ne fera que de raccourcir le jour de votre mort.


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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Lun 21 Déc - 22:39

Maman. Ce petit mot, qui dans un pop retentissant vint se présenter à l’esprit égaré du cher agneau. Sa réaction ? Il avait toute sa vie redouté que quelqu’un vienne triturer sa cervelle pour en extraire sa savante bouillie de ses souvenirs. Et cette hantise passait du statut de simple cauchemar à celui de réalité.
Pourtant. Dans ce cauchemar à la sinistre trame, tout semblait plus virulent, entretenu par la terreur qu’il en avait toujours eu. Son enfance. Sa petite enfance, plus exactement. Où l’enfant-roi Troy avait connu ses premiers et derniers échecs. La tête dans les chiottes, la peau imprégnée de poisse, de merde jusqu’au tréfonds de sa conscience. Une vermine et une crasse qui refusaient obstinément de partir, alors même qu’il aurait été jusqu’à s’écorcher vif pour faire partir de son cerveau cette sensation de saleté. De souillure. D’œuvre d’art, honteusement dégradée par un quelconque petit vandale.
Enviant encore à cette époque ces gens qui possédaient cette extraordinaire faculté d’effacer de leur mémoire n’importe lequel des évènements qui avaient ponctué leur vie. Oscillant cependant dans un désastreux paradoxe. Car oui, il y tenait à ces brides de son passé. Aussi douloureuses qu’elles soient. Il était quelqu’un, et son identité, qu’il le veuille ou non était à jamais figé dans ce tissu fragile et souple qu’était sa mémoire. Tout le reste en découlait.
Sa misanthropie généralisée. Pouvant définitivement être attribuée à Gros Jerry. Et surtout à sa mère.
Cette créature qu’il avait si longtemps adulé, chérie, et qui le lui avait si bien rendu.

Troy ? C’était lui, ce cher ange qui souriait si souvent. A tout le monde. Et ce monde affable, ne se posant pas de question, sagement gavé d’informations par une presse omnipotente, ne s’interrogeait pas sur les pensées qui irriguaient constamment l’esprit torturé du maire. Incapable de trouver juste mesure pour départager ses sentiments. Tombant systématiquement dans les extrêmes.
Il pensait adorer sa mère. Il en était convaincu. Cela ne faisait aucun doute.

Toutefois, lorsque Serena proféra les mots interdits, sacrilèges, il sentit ses yeux papillonnants se fermer. Puis se r’ouvrir l’instant d’après. Demeurant de marbre face à la poupée sadique aux griffes d’acier. Puis, dans son fort intérieur, commençait à paniquer, avant que ne vienne l’effroi face à l’horreur de la situation. Il ne ressentait strictement rien. Et ça l’effrayait, lui tordait les trippes, le cerveau, le bouleversait. Puis commençait à monter en lui un certain amusement, qui provoquait alors dans antagoniste une décharge de fureur brute. Pour lui. De dégoût, aussi. Il y en avait aussi pour le vampire.
Son être tout entier se déchirait en deux. Il voulait lui rire au nez, et en même son alter ego lui dictait d’arracher sa tête. Cette petite tête souriante, avec une bouche en cœur qui ne cessait de délivrer des flots d’insanités.
Schizo ?
Peut-être que oui.
Peut-être que non.

En attendant, il ne savait qu’une chose, tout tétanisé qu’il était : il était libéré, libéré de l’étreinte glacée de sa mère morte, qui s’éloignait dans les ténèbres flottantes. Parce qu’il n’était plus Troy buvant l’eau insalubre des chiottes d’une école primaire, Troy se réfugiant timidement dans les jupons de sa mère. Il était un sale type, mal dans sa peau lorsqu’il se posait des questions, noyant ses chagrins et ses déceptions dans un bon verre de whisky. Mais cela, encore, n’était guère extraordinaire, et beaucoup d’humains auraient pu en dire autant. Mais ce qui se révélait à lui, désormais, c’est qu’il n’avait pas grandi depuis ses 18 ans. Qu’il était un gosse égoïste, peu fréquentable, manipulateur, hypocrite, s’amusant pour combler le vide dans sa poitrine.
Le battement de son cœur était peut-être, finalement, un son beaucoup plus anodin que ne l’augurait Serena. Une pompe mécanique, qui assurait la survie de Troy, mais un organe creux, tout juste bon à être disséqué à coup de scalpel et bistouri. Il ne haïssait pas les gens. Il ne les aimait pas.
Ils lui étaient indifférents, tout simplement.
Troy-à-sa-maman était mort avec elle, évanoui dans cet au-delà plus clément. Même si elle n’avait pas cessé de s’acharner sur sa carcasse.

« Vous savez, en fin de compte, vous m’êtes assez sympathique, même si c’est très vil, très bas, très mesquin. Très grossier. Vous me permettez de me « redécouvrir ». Moi qui m’étais toujours cru attaché jusqu’à la fin à ces souvenirs…
Vous imitez cependant assez mal ma mère. Elle était beaucoup plus légère. Insouciante, ajouta t'il après un silence »


Il fixa Serena. Droit dans les yeux. Lui, de cette vrille vaguement désenchanté.
Cruement.
Il ne sentait plus que le cynisme couler dans ses veines, ce qui, curieusement, le revigorait ; le rassurait, même. Comme c’était moche d’en arriver là. Mais si c’était la réalité, alors Troy Rodriguez méritait pour de bon son surnom, sale petit pêteux blondinet.

« Et … Vous pensez que j’ai oublié ce que signifiait vivre ? Vous êtes effectivement tout à fait bien placée pour me rétorquer cela. Vous, vampirette, est-ce que vous seriez capable de me définir le mot vivre ? Ou alors vous êtes seulement un pauvre petit bout de viande sur pattes, avec une conscience plus ou moins dégénérée. Impulsive, aimant faire plier les gens sous sa volonté. Marâtre en crise d’autorité ? Alors savoir que moi, je suis trop jeune et trop prolixe, je pense encore que selon mes références, je vaux mieux que vous. »

Et lui-même se retrouvait actuellement en position de bout de viande malmené par un autre bout de viande, dans cette glorieuse boucherie, à la clarté des étoiles et de la lune, cet œil crevé qui dardait ses rayons blafards sur les deux bout de viandes. Tous deux charognes.

« La mort nous rattrape tous un jour ou l’autre. Humain ou vampire. »

Se mettant à observer Serena d’un œil nouveau. Elle l’avais pris au dépourvu, réussissant à impressionner l’enfant trouillard, néanmoins Troy la regardait maintenant tel un prédateur. Tout comme elle, en fait. Faisant désormais toute une petite analyse en règle dans son machiavélique cerveau. A en juger la façon dont elle comportait, femme blessée, camouflant ses blessures. Sa beauté ayant du poser problème dans son autre vie ; mais ça, c’était vrai de toutes les filles séduisantes qui avaient un peu de cervelle. S’enivrant de passions pour échapper à l’ennui mortel de son immortelle existence. Et ainsi, il continuait à détailler le vampire.

« Alors, professeur, je serais d’avis que nous cessions cette vaine querelle. Quel ennui … Et quel mauvais goût de perdre son temps à batailler sur de tels sujets. Et dire que je ne connais pas même votre nom, ma chère. »

Il commençait à avoir froid.

« Ce serait dommage de mourir avant d’avoir fait plus ample connaissance. Je suis sûre qu’au fond nous nous entendrions très bien. »

Maintenant, il était chat goinfré, en redemandant encore.

« Et puis … vous devez vraiment bien m’aimer pour me cajoler de la sorte. »

Le tout serti d’un sourire frisant l’ironie insolente. Ne sachant pas lui-même s’il exprimait la vérité, ou une mascarade de plus.
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Serena C. Wolfe
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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Lun 21 Déc - 23:57

Une réaction.


C’était pas du tout comme ça qu’elle avait imaginé sa réaction, mais finalement. Sa petite leçon avait porté fruit, à croire. Son sourire était toujours présent, même s’il était commercial. Elle avait réussi à toucher un point, mais cet être fragile qu’elle avait en face d’elle n’était pas aussi stupide. Il avait surmonté ce qu’elle lui avait lancé en pleine figure, des images de lui, une image si précieuse. Il était tellement sur ses souvenirs. Serena l’avait deviné de sa manière de se comporter. Il se croyait toujours supérieur à elle. Cela l’énervait ? Pas du tout. Son calme avait repris le dessus, ne devant pas abuser des bonnes choses.

Le temps était une chose éphémère. Sa crainte était là. Leur rencontre allait sûrement bientôt s’arrêter. Le vampire était complètement perdu dans ses pensées. Quand elle reprit conscience, le maire était entrain de commencer un discours sur ce qu’elle avait fait : une chose cruelle et très basse. Et oui, depuis le temps, Serena avait appris l’art de faire des coups bas pour blesser une personne ou faire prendre conscience d’une chose important à une personne. C’était un peu ça le sens de sa vie. Quand Troy Rodriguez lui dit qu’elle avait très mal interprétée sa mère. Un rire cristallin sortit de sa gorge, car l’insouciance lui manquait ? Devait-elle prendre ça comme une bonne remarque ou une mauvaise ? Mais il lui donna une qualité le fait de se redécouvrir et ça, grâce à elle. Il la fixait et la fixait. C’était une pensée et un acte qu’elle ne pouvait pas échappé. Ses yeux avaient affronté les siens. Mais elle lui tourna le dos, pour s’écarter le plus possible. Son odeur commençait un peu à être une obsession, ce n’était pas jusqu’à là, mais il n’était pas comme chaque humain qu’on pouvait croiser dans la rue. Il est arrogant, vaniteux et irrésistible. Voilà comment Serena le définissait. C’était pour ça qu’elle l’avait embrassé dans son cou au lieu de le mordre. Un fait qu’il n’avait pas réagi, réagissant plutôt sur le fait qu’il sous entendait qu’elle l’aimait bien.

Serena ne devait plus s’emporter comme ça, mais comment elle pouvait éliminer ce qu’elle avait été depuis qu’elle l’avait perdu, devenant depuis deux centaines d’années un être un peu civilisée. Il n’avait pas tord sur sa personne, mais le fait qui se classait en dessus d’elle l’importait peu, maintenant. Cela ne voulait rien dire. Ce n’était que des mots, de simples mots qui n’avait aucun sens. On ne pouvait pas comparer deux choses qui n’étaient pas la même chose. Mais il y avait des points qu’elle voyait en lui. Il était dur à cerner. Une phrase l’avait perturbée : « La mort nous rattrape tous un jour ou l’autre. Humain ou vampire. ». Il n’avait pas tord, loin de ça, mais il risquait de finir sous cette tombe plus vite qu’elle.

Elle observait la lune, une lune qui avait été le témoin de la naissance des loups garous, des êtres qui étaient son ennemi, mais qu’elle ne pouvait détester. Il ne lui avait rien fait, donc elle les laisserait en paix. En quelque sorte, le maire avait deux facettes : celui d’un politicien avec une image et celui d’un homme qui voulait oublier son passé. C’était son analyse. Il ressortit le terme de professeur, ce qui faisait qui la rendait en quelque sorte supérieur comme s’il était l’élève. Il parlait de querelle. Serena ne voyait pas de ça, mais plutôt d’une confrontation pour un débat puéril, qui n’avait finalement pas d’importance.

C’était vrai, elle ne lui avait pas dit son nom. C’était une chose grave ou pas ? Devait-elle le lui dire ou ne rien dire ? Elle opta pour la deuxième solution. Elle connaissait son nom, grâce à son pouvoir, mais lui rien d’elle. Et cela lui faisait du bien ? Pourquoi elle ne le savait pas. Il y eut une chose qui l’étonna, sa dernière phrase. Il avait remarqué une chose que Serena refusait par-dessus tout, aimer une autre personne, ne voulant pas souffrir. Mais elle ne voulait pas renier.


■ Hélas, oui. On pourrait dire que je suis entiché de vous, mais que de toute façon on n’arriverait pas à s’entendre sur divers sujets ou pensées.

Son regard quitta les étoiles pour regarder la tombe de sa mère, ne fixant que ce point là, ne voulant pas affronter le regard de cet homme qui commençait à dominer ses pensées par ses souvenirs qui n’allait pas disparaître comme ça de sa tête. Une vision de lui qui avait changé, mais elle en redemandait presque, voulant toujours plus de son passé. Elle avait une vision d’un homme devenu froid, qui ne pouvait plus aimer. Un fait qui n’était pas prouvé, mais qu’elle voulait se le prouver à elle-même.

■ Mais dois-je croire que vous en redemander ? En me narguant avec cette phrase.

En prononçant ces mots, elle retourna sa tête pour le voir. Ses yeux ne quittaient plus les siens. Une frontière s’était de nouveau dressé pendant cette confrontation, une frontière qu’il avait installée en se séparant d’elle. Cette fois, ce ne sera pas elle qui franchira la ligne. Et je ne pense pas que ce sera du côté inverse, aussi.


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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Sam 9 Jan - 21:54

« Cela dit, si nous pouvions nous entendre sur tout, ce ne serais plus vraiment amusant. Et puis, quelle discussion aurions si ce n’est sans doute un mièvre « oui, nous sommes bien d’accord. ». Tandis que là, vous êtes … la sanglante inconnue féministe envahie d’un certain complexe d’infériorité que la majorité des femmes est incapable de surmonter. Et de fait, vous et votre verve, vous cherchez à renverser par la force mes opinions à moi. Et comme vous n’y arrivez sans doute pas, vous utilisez la violence pour au moins nous convaincre d’une chose, vous et moi, c’est que, physiquement, je ne suis pas de taille ? »

Il cracha sa petite litanie avec froideur et détachement, sans la moindre provocation, comme si, d’un tacite accord, les deux nouveaux amis avaient décidé de se jeter acerbement à la figure tous leurs défauts saillants. Et le petit Troy, lui, se lançait dans sa minable analyse psychologique. Peu lui importait qu’il ait touché juste, qu’il ait décelé une facette du caractère de Serena. De toute manière, les femmes étaient toutes les mêmes, il suffisait qu’on les isolât trop, et elles commençaient à beugler sur leur condition. Et, ne leur avait-on pas accordé ce qu’elles voulaient qu’elles se mettaient à en demander d’avantage. Puis, commençant à prendre le pas, elles se transformaient en harpie. Misogyne ? Oh, voilà un bien grand mot qui écorchait ses oreilles. Plutôt, réaliste, clairvoyant, face à la masse d’aveugles qui régnaient tout autour de lui.

« Je n’ai rien demandé, à vrai dire. Mais c’est après tout en suppliciant les gens sans leur accord qu’on se rend compte de toute la beauté du geste. Et il vous est très certainement inutile de vous interroger sur le « est ce que j’en redemande », encore plus si l’on considère que vous n’avez attendu aucun consentement pour exhumer de vilains petits souvenirs de mon crâne. Vous avez eu de la chance, quant à ma réaction, petite Pandore. »

Comme si, pour ce vampire, tout n’était qu’un jeu, tandis que lui, sage petit Epiméthée, avait jugé bon de ne pas ouvrir la boîte. Pandore, elle, avait tout risqué, pour distraire son égoïste ennui, et son insolence âme d’enfant indolente. Et trop gâtée. Heureusement, tout n’était qu’un leurre, et, la boîte ouverte ne contenait rien, cette fois-ci, comme si tous les maux emmagasinés, refoulés à l’intérieur de cette enveloppe métallique, étaient morts, faute d’être nourris des angoisses de Troy. Alors, on avait trouvé à l’intérieur de la boîte, des cadavres, des carcasses, mais rien qui puisse blesser.

« Cela dit, maintenant que nous y sommes, laissez moi vous avertir, et non vous menacer, souligna t’il. Etant donné que vous avez tendance à prêter à mes mots un sens qu’ils n’ont pas. Je suis, tout compte fait, le protégé de votre oncle. Et puis, vous pourriez me rendre fou à me jeter au visage des choses que j’ai justement soigneusement évité pendant toute ma vie. Et de cela, maître Ezéquiel pourrait être fâché. »

Même si, en fin de compte, il n’avait sans doute que des allures de dîner pour ce vampire inconditionnellement impulsif. Même si … Cela menant néanmoins à un étrange paradoxe. Et il était bien convaincu qu’angoisser sa proie ne rendait pas son sang plus succulent. Loin de là. Alors, pourquoi, finalement, continuer à tenter de l’humilier, de le tordre et de le briser comme un objet entre les mains d’une enfant. Ou d’une gamine. D’une Pandore semant dans son sillage mort et chaos. Saccageant, ravageant tout.
Et, en un certain sens, toute cette histoire ne pouvait que très mal se terminer. Pour lui. Qui ne parvenait pas à se retrouver, dans tous ces souvenirs. Ressentant un malaise bouillonnant face à quelque chose de vaguement familier, mais annonciateur du pire, sans qu’on soit capable de mettre le doigt dessus. Et cela, vis-à-vis de ces souvenirs. Des souvenirs qu’on aurait implanté dans sa cervelle, mais qui, en fin de compte, ne correspondraient en aucun cas à sa vie. Alors que lui, n’était accroché qu’à eux, et n’avait pour toute identité, que le reflet opalin et parfois flou de son enfance martyre. Lorsque Serena avait ravivé ces scènes hautes en couleur, il s’était senti étranger, spectateur neutre face à l’agression d’un gamin dans un cul-de-sac douteux, ainsi qu’il s’en produit quotidiennement. Peut-être également une vague timidité, d’être percé à jour, mais rien de plus.
Rodriguez, lui aussi, se demandant ce qu’il était. L’homme glacial incapable d’aimer ? Serena s’interrogeait uniquement sur l’amour. Mais pour Troy, l’angoisse était d’une nature beaucoup plus cataclysmique. Incapable d’apprécier, ou, tout simplement, d’éprouver quelque chose d’autre que l’agacement rebutant face à une situation pénible. Au-delà de la colère, de l’ivresse, ou de l’être de glace, qu’y avait-il ? Et plus il cherchait, plus il se heurtait toujours aux murs qui constituaient son être. Oh, si, bien sûr, il y avait encore cette angoisse de la normalité. Et puis ensuite… Le plaisir de blesser autrui ? De dominer les autres ?
Comme cette vie était sournoise, tout compte fait.
Puis, une voix se réveilla dans sa conscience.

« Cela dit, je ne parviens pas à m’attacher à vous, ma chère. Je dirais même assez volontiers que, finalement, la seule raison pour laquelle vous ne m’indifférez pas, c’est que vous êtes passablement encombrante. Alors, si vous êtes une femme possessive, vous feriez mieux de me dévorer. Et puis, il y a autre chose. Vous avez désormais deux possibilités qui s’offrent à vous. Ou vous me relâchez, ou vous privez la terre de ma si délicieuse présence. »

Comme toujours ironique, mais cette fois si, il y avait autre chose. De plus mesquin, brutalement méchant. Chez monsieur, c’est chronique, peut-être est-ce dût à cette insidieuse voix maléfique. La voix s’éveillant dans son esprit et lui murmurant d’alléchantes paroles. Il ne ressentait rien, alors, à quoi bon se débattre ? A quoi bon se refuser lui-même.
Pourquoi ne pas vivre en paix avec son âme corrompue, qui, autrement, ne se lasserait jamais de revenir le contrarier et lui offrir des dilemmes cruels ? Non, mieux valait continuer sur ce sentier de lumière vive et agréable, quand bien même un précipice l’attendait au fond de cette route.
Il avait envie de cracher sa haine méprisante, alors il le faisait, ne se privait pas.
Seule la politesse gentiment aristocratique retenait ses mots.
Mais peut-être qu'elle aussi, tôt ou tard, serait asservie ?

Il esquissa un arrogant sourire. Songeant qu'à se nombreuses reprises, on lui avait signalé que ce sourire lui allait terriblement bien. Coïncidence ...
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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Dim 10 Jan - 5:34

Un flot de parole.

Oui, il parlait, parlait. La jeune femme n’en était lassée. Sa colère, sa violence, son rejet, comme il le disait si bien, était comme partie. Elle était comme lasse. Lunatique ? Non, ce n’était pas ça. C’était juste de voir ses souvenirs qui l’avaient un peu comment dire calmée. Elle avait explosé comme un volcan de classe « petite ». Il lui disait qu’il avait comme trouver une part de sa personnalité, que les différences faisaient la différence, enfin plein de bêtises qu’elle avait déjà entendues par pas mal de politicien. Mais un rire décrocha de sa gorge, toujours aussi léger comme une brise printanière. Les femmes souffrantes d’un complexe d’infériorité. C’était la meilleure, vraiment c’était la meilleure. Celle-ci, on ne lui avait pas sorti depuis longtemps, vraiment. C’était absurde, surtout dans la manière qu’il lui avait sortit, aussi froid qu’un serpent. Il manquait plus que le sifflement.

Elle ne répondit rien à son deuxième petit discours dans le quel, il la comparait à Pandore. Si elle l’était, comme la vie pour elle aurait été veine. Chaque dieu lui aurait offert une qualité. Si ça aurait été le cas. Aphrodite lui aurait donné tout les atouts pour que dès les premiers regards, ils tombent sous son charmer. Elle leva les yeux au ciel, presque priant un dieu qui n’existait plus depuis longtemps, quoi que ? Faudrait qu’elle regarde vers le bas. Pandore ? Serena avait osée fouiller dans son cerveau esprit, le comparant à une boîte où il n’y avait que damnation & mort, le plus grand malheur que les humains n’aient jamais eu.

Oncle Ezequiel ne serait pas content ? Toute personne est remplaçable. Il y a des exceptions, mais les personnes, comme ce maire, l’étaient. Sa réaction l’emportait peu. Il ne savait même pas qu’elle existait et si c’était le cas. Elle aurait une revanche pour sa famille, sa mère et pour finir elle. La jeune femme commençait par moment à se demander si la personne en face d’elle avait comme une envie de mourir ? C’était une impression, mais il allait le confirmer en lui disant qu’elle avait le choix pour le tuer ou le laisser en vie.

L’amour, il n’arrivait pas à s’attacher à elle, mais elle si. Il ne pouvait pas comprendre, avec ce qu’il avait vécut. Ses images, qu’elle avait vues, étaient comme même assez violentes. Était-elle devenue douce comme un agneau après avoir jouer au loup ? Peut-être, peut-être pas. Serena restait en retrait voulant écouter le moindre de ses mots en les décortiquant pour mieux comprendre le sens qui avait. Ses yeux le regardaient à nouveau pour savoir qui il était vraiment ? Cette enfant couvait par sa mère ? Ce garçon qui se laissait faire par cette brute dans les toilettes ? Ce qu’elle savait c’était qu’elle s’était entiché de lui, mais pas dans le sens qu’il avait compris. Sa curiosité lui était en quelque sorte destinée, se demandant si elle arriverait à le comprendre.


Peut-être que maintenant une réponse devait être formulé.

Un sourire se dessina sur les lèvres du maire. Serena se rapprocha de lui pour poser une main sur son visage. Un sourire sur ses lèvres se figea avec une douceur. Ses yeux le regardaient : son visage, ses lèvres, ses yeux. Pouvait-il aimer ? C’était sa grande question. Serena ne croyait qu’en l’amour. C’était un peu vrai. Il ne lui restait que ça, les sentiments, ses sentiments. Une personne pour pouvoir revivre comme avant qu’il meurt.

■ Bavard à ce que je vois. Vous voyez. Je n’arrive pas à vous croire. Peut-être que je serais une femme possessive et que l’envie de vous tuer m’effleurer l’esprit, mais qu’est-ce que cela changerait pour moi, rien ! Même si se serait dommage, vraiment.

La main fraîche de la demoiselle se déplaça pour effleurer, avec son pouce, les lèvres de cette personne de marbre. Cela était vrai, ce serait du gâchis, remplaçable, mais il fallait comme même faire attention, les choses qu’on remplace ne sont pas toujours aussi bien qu’avant.

■ C’est vrai ? J’ai deux choix ? Le premier de vous tuer et le deuxième de vous relâcher ? Donc je vous tiendrais en cage maintenant, dans mes filets, comme cela est amusant. Pendant un moment quand je vous ai embrassé, vous m’avez pas repoussé ? Je pense même que vous aviez apprécié. Mais c’est vrai qu’un verre de wisky ? Et tout seul et tellement plus attrayant qu’une pauvre vampire comme moi. Vraiment je compatis.

Oui, c’était aussi un fait qu’elle avait vu. Cela n’était qu’une image et encore. Des fois, cela lui jouait des tours. Son imagination transformer un peu, voir trahissez, les souvenirs du vieux loup solitaire ? Le truc, c’est qu’elle l’imaginait bien dans cette situation, comme tous politiciens, en faisant même une généralité, chose qui ne se voyait pas chez elle, donnant l’impression qu’elle se centrait sur la personne. Si elle pourrait jouer avec le diable, elle parierait que le président lui-même passerait du temps dans son bureau avec un verre d’alcool, une image tellement classique à la fin.


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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Dim 10 Jan - 21:33

Le whisky ? Quelque part, Serena n’avait pas tord. Un verre de ce délicieux nectar, qui jamais ne le lassait de ses protestations, qui se laissait consommer sans trépigner d’indignation. En vérité, les objets importunaient tellement moins que les humains. Ils étaient tout à fait dépourvus de volonté, ne demandant jamais qu’un peu d’entretien.

« Je suis convaincu que n’importe qui se laisserait embrasser par une femme suffisamment séduisante. Cela dit, si vous y aviez mis d’avantage de cœur … Peut-être les choses auraient-elles prise une tournure différente. Mais comme ce n’est pas le cas … »

Est-ce qu’il le regrettait ? Cette question effleura un instant son esprit, pour en être aussitôt expulsée. On ne pouvait pas revenir en arrière, et, sitôt le choix du destin arrêté, on ne pouvait que se plier à son joug impartial. Il semblait, après tout, si évident que leurs caractères étaient irrémédiablement destinés à se heurter, s’entrechoquer avec toujours plus de violence. Une haine exponentielle, à son goût. Qui ne pouvait que très mal se terminer. Une fois de plus. Un argument de plus qui venait confirmer le goût sanglant de cette ténébreuse soirée.
Se relevant d’un bond, Troy écarta Serena, quitte à la foutre par terre. Il s’en fichait pas mal. Que sa Pandore tombe ou non dans la boue, où sur un coin rêche de la tombe maternelle. A vrai dire, rien n’aurait pu lui faire plus plaisir, tant sa cervelle lessivée de rancœur injustifiée lui dictait maintenant de cesser ce manège. Il observa un instant la lune, cet œil crevé, qui dardait ses rayons malicieux sur son visage blafard et légèrement éreinté, supposait-il. S’éloignant de nouveau, passant en revue la ligne lugubre des tombes, toutes semblables sous le clair de lune si trompeur.
Puis, farfouillant dans son léger imperméable, il en extirpa un briquet et un paquet de cigarette. Il n’avait jamais réussit à se rendre accro, comme la plupart des gens, à cette ignoble agent meurtrier, mais, malgré tout, il avait à maintes reprises pu constater ses effets bienfaisants sur son organisme. Le relaxant, jusqu’à l’extrême, et surtout, dans un nuage de fumée, lui procurant une certaine forme de détachement bouddhiste. Indifférence à son paroxysme.
Et puis, il avait froid, gelé jusqu’à la moelle. Il se serait bien volontiers glissé entre deux couverture chaude, pour ronronner là jusqu’au petit matin, où un rayon de soleil chaleureux viendrait éveiller le bel endormi. Ou, vautré contre des coussins, somnolant à moitié, une main sur la bouteille de whisky.
Alors qu’à cet instant présent, morose et mélancolique, il ressemblait d’avantage à un truant malheureux, déçu et seul au monde. Pourtant, il ne suffisait que d’un sourire pour dissiper ce triste masque. L’un de ces sourires qu’il avait déjà plusieurs fois accordé à Serena, prédateur, requin, l’un de ces sourires qu’on qualifiait du nom d’une foule de bêtes plus ou moins repoussantes. Et finalement, se retourna, précédé d’un vaporeux nuage, il déclara.

« Je pense que la façon dont vous me malmenez est la cause principale de notre mésentente. Ayez un tant soit peu de respect pour la chétive créature humaine que je suis, et là, peut-être, nous pourrons parler. »

Son ton était détaché, moins cinglant que précédemment, plus lucide, moins enfantin, sans doute également. Comme si la lune venait de lui souffler une nouvelle inspiration. IL n’était pas une poupée de cire que Serena pouvait manipuler dans ses mains de fillette curieuse et gâtée. C’était une bête arrogante, teigneuse, qui, malgré les apparences, pouvait fort bien vous arracher un doigt au moment où vous vous y attendiez le moins. Façon de parler. Mais cette domination physique l’irritait.
Loin d’elle, comme perché sur un oppidum loin de ses invasions, il se sentait plus disposer à demeurer calme. Face à la tornade. Il eu un instant envie de lui jeter au visage un assassin « de toute façon, nous sommes partis sur de mauvaises bases. », mais résista à la tentation si divinement appétissante.
Troy pivota sur les talons de ses misérables semelles, trempé, pauvre petit ange égaré et à moitié noyé, et jaugea Serena. Etrange caricature du jeune dégingandé, un jeune homme ambitieux, hélas, gravure de mode que nul n’irait prendre au sérieux en dehors des pages glacées sur lesquelles il figurait régulièrement. Vraiment pas. La cigarette plantée dans le bec le temps d’une série de cliché. Ou alors l’aristocrate répartissant, investissant son argent dans tous les plaisirs et les pêchés. Question de point de vue. Et, bizarrement, sentait cette même voix titiller nerveusement ses pulsions. Avait-il, à vrai dire un caractère ? Ou était-il seulement un montage, une mécanique mal huilée, ayant depuis longtemps sombré dans l’anarchie la plus complète. La plus enivrante. Il ne savait plus exactement où il en était.
Se demandant comment il avait pu aboutir à une telle situation.
Harassé d’une mélancolie toute nouvelle, toute grincheuse de se savoir oubliée. Ressurgissant avec vigueur dans un cri désespéré, assombrissant le minois désormais boudeur de Rodriguez. Au moins, maintenant, il pouvait ajouter un nouvel adage à sa vie : perds tes clefs, une nuit de malheur. Un malheur infernal, s’accrochant à ses chaussures avec une ardeur trépignante. S’engluant dans ses semelles. Et le rattrapant sans répit.

« Finalement, l’heure n’est plus à savoir si vous devez me retenir captif. Peut-être qu’ainsi, nous pourrions trouver de bonnes bases ? Vous voulez une cigarette ? »

Et son visage de disparaître un instant sous la fumée de cigarette. Chassée presque aussitôt par la pluie et le vent.
J’ai faim. J’ai froid. Hmmm, un miam de plus à ajouter à cette si succulente soirée, donc …
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Serena C. Wolfe
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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Ven 15 Jan - 0:57

Où était-il chercher l’idée qu’elle le retenait ? La jeune femme se posait la question ? C’était comme une fois une personne célèbre dit dans une phrase : être ou ne pas être, tel est la question ? Comme notre très cher Shakespeare avait raison. La jeune femme était une vampire, certes, mais elle n’était pas un monstre doublé d’une intelligence de…Poisson rouge. Non, sérieux, au fils des temps, elle n’était jamais tomber comme une personne comme lui, qui l’avait repoussé et dit ses quatre vérités. Bon alors, qu’est-ce qu’elle devait faire ? De toute façon qu’elle le malmène ou pas ne changerait pas la question. Il lui reprochait des choses mais il avait tord d’un côté. Elle ne pourrait pas changer du jour au lendemain pour redevenir l’humaine qu’elle était avant, quand il était encore là, lui, son amour éternel. Quand il l’avait repoussé, Serena avait reculé pour le laisser respirer dit-on, mais son regard se posa devant une tombe. Ce n’était ni l’endroit, ni le moment pour faire de telle reproche. Il ne pouvait pas savoir.

La jeune femme était trempe sous cette pluie qui chaque goûte tomber sur sa peau. La froideur de la nuit, cette odeur qu’elle s’était habitué pour se l’approprier, ses proies qu’elles avaient manipulé avec précaution, c’était ça, sa vie. La nuit, c’était elle et son espèce, maintenant la jeune femme pouvait sortir la journée mais sa nature ne changeait pas. Elle ne pourrait peut-être jamais s’habituer à leur race, au fond elle y était étrangère enviant le moment de leur mort, comme il était mort des années plus tôt. Elle restait de marbre come une statue. Une mélodie gâchait cette nuit, son cœur. Peut-être qu’elle devait s’éloigner de cette vie qu’elle voulait en même protéger. Sa voix retentit dans cette nuit, qui pleurait de tristesse à son comportement.

■ Non merci, je ne fume pas.

Avait-il raison au finale ? Une image de son enfance lui était resté dans sa tête, l’image d’un enfant qui demander à une personne de l’intention et de jouer avec lui. Il avait du souffrir. La statue bougea pour poser sur la tombe, de la mère du maire, une magnifique tombe d’ailleurs. Il avait pris du temps pour s’en occupé. Ses manières avaient gâchée cette hommage qu’il venait lui faire. Ses songes disparurent pour laisser le vide s’emparait d’elle. Ses mains allèrent finalement se loger sur ses hanches.

■ Qui vous a dit que je vous retenais, vous pouvais partir si vous voulez. N’est pas ce que je vous ai dit avant ?

Serena l’avait dit, mais de façon sarcastique. Oui, vous vous souvenez quand elle avait dit qu’elle le tenait dans ses filets, c’était une métaphore pour dire que non. Il n’avait pas tenté de fuir selon ses souvenirs. Sa peur lui avait dicté de rester surement, mais ce n’était pas elle qui l’avait obligé ? C’était la réaction d’un agneau, face à un loup. Sa faim commençait un peu à prendre le dessus, mais elle arrivait à se retenir. Avait-il un cœur ? Où fuyait-il la réalité, pour rester dans un monde qui aurait choisi ?

■ Si vous attendez que je repousse mes instincts de tueur, je ne pense pas que cela marchera. Je suis plus forte que vous que ce soit dans l’intelligence, dans la force ou dans mon apparence. Je suis une sorte de machine à tuer. Avoir du respect envers l’humain, je l’ai mais vous n’y avez pas mis de bonne volonté. J’aime l’humanité et c’est pour ça, que j’ai fait des études de médecine, mais je ne peux pas dépasser la limite et me faire souffrir de ne pas pouvoir boire ou encore perdre un humain qui a une vie trop petite pour pouvoir souffrir des années et des années durant.

Son regard était toujours centré sur cette tombe. Elle arrivait presque à revoir sa tombe, celle où elle était une fois venue le pleurer pour essayer d’apaiser cette haine qui l’avait tellement d’année animée. Ce n’était pas un vampire dangereux, mais si vous l’auriez connue des années auparavant, vous auriez vu le sosie du diable. Si dieu existait, elle n’aurait pas été un vampire. Elle aurait vécu la vie qui lui avait été dictée avec Carlisle. Sa mère aurait pu voir son frère et ne pas souffrir. La vie était mal faîte, en y repensant. Cette tombe arrivait à lui dire tout ça, car sa mère était sous la protection de dieu et elle, du diable. Cette rencontre lui aurait aussi apporté quelque chose de bénéfique aussi.


    You plead with me, shout, scream, tell me I'm staying
    I know I know I know.
    I'm still your love.
    Back from the last place that I wanted to fake you.
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    I know I know I know.
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A quoi bon en avoir, alors, si c'est pour se noyer dans des chimères ? Je préfère les réalités, peut n'importe qu'elles soient ou non matérielles ...


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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Ven 5 Fév - 13:51

« Vous faites erreur. Mais après tout, l’arrogance est un défaut très répandu chez les personnes puissantes. Nous savons donc de quoi nous parlons. Mais assortissez cela de mauvaise foi, et la personne face à vous devient exécrable.
Vous vous prétendez philanthrope juste parce que vous êtes devenue médecin. En revanche, usez de votre simple force sur un humain ne vous dérange pas, et ce, non pour une quelconque raison juste ou justifiable. Non, pour votre bon plaisir. Parce que vous en avez envie, et que vous pouvez le faire. Telle une enfant gâtée aurait le plaisir de créer un malin scénario consistant à étendre sa poupée sur une tombe et lui arracher la tête l’instant d’après. A ceci prêt que la poupée de chiffon pense elle-aussi. Alors si cela, mademoiselle, est encore la preuve d’une grande supériorité face au commun des mortels, je vous dirais que c’est juste une démonstration de tour de force. J’en finis par croire que vous n’êtes justement qu’une vieille vampirette aigrie et insatisfaite. Qui déteste ce qu’elle voit, et, manquant de but, n’a plus qu’une seule alternative. Détruire au mépris de toute loi. »

Il inhala une bouffée nébuleuse.

« Et vous pourriez au moins avoir la décence de vous écarter de cette tombe. »

Une fois de plus, un changement d’humeur en cette inconstante soirée. L’exhumation de tous ces vilains petits souvenirs ayant déclenché un somptueux chaos. Mais finalement, tout ce qui en ressortait ? Il en voulait à Serena. C’était différent d’un profond ressentiment, d’une sensation d’injustice abusive. Non, il s’agissait de bien autre chose. Il n’avait pas le pouvoir de se venger, chose tout à fait frustrante. Pourquoi ? Parce qu’il ne connaissait rien d’elle, pour l’avoir peut-être perçue une fois, dans le coin d’un couloir du manoir d’Ezéquiel. Mais n’ayant pas retenu son visage. Pour avoir peut-être entendu l’une ou l’autre fois son nom, dans l’histoire des vampires.
S’attardant pourtant. Serena avait pourtant bien raison, il aurait pu, et sans doute dû partir il y avait bien longtemps. Ses chaussures s’arrachèrent au petit espace gravillonneux, et passèrent de l’autre côté d’une barrière imaginaire. Laissant la vampire désormais seule sur ce lopin de terre morte. Sur cette tombe de marbre blanc. A côté de ces fleurs, elle aussi agonisante, gisant là, misérables cadavres ambulant que nul ne semblait avoir eu la force d’enlever. Ce n’était jamais que son point de vue, lui qui voyait en chaque chose une chose à venir, en pleine dégénérescence, pourrie et véreuse.
Avec un dernier regard sombre et réprobateur, Troy se détourna de la tombe. Sur le point de dire quelques derniers mots, il se ravisa néanmoins, en proie à une hystérique confusion. Mots d’adieu, peut-être ? A qui ? Peu importait le destinataire. Simple formalité obséquieusement inutile.
Puis, d’une démarche légèrement claudiquante, il se mit à rebrousser chemin, passant par cette même allée qu’il avait emprunté à l’allée, venu d’abord rendre son hommage régulier, apaiser la conscience. Y étant par la suite retourné pour chercher ses clefs, et n’ayant trouvé là qu’un vampire teigneux et hargneux.
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MessageSujet: Re: Miam ! [ Serena C. Wolfe ] Dim 7 Fév - 21:10

La jeune femme regardait cette tombe qui lui rappelait celui qu’elle avait aimé, mais qui n’existait plus. Il semblait comprendre enfin qu’elle ne l’avait pas emprisonné. Un sourire s’afficha en le voyant partir. Pourquoi ? C’était très dure à l’expliquer. Je vous laisserai sur un mystère de Catherine. La jeune femme n’écouta plus tellement le jeune homme, juste sa remarque pour qu’elle s’éloigne de sa tombe. Bon normalement, la jeune femme n’obéissait pas, mais toute cette discussion l’avait vraiment fatiguée et assoiffée, on dirait. Ses crocs lui faisaient comme mal, maintenant. Ses doigts se posèrent sur ses lèvres.

N’oubliez jamais qu’il ne faut jamais tourner le dos à son adversaire.

Si l’homme se serait retourné, il n’aurait que vu un vide. L’être de la nuit avait disparu par sa rapidité. Serena voulait plus que du sang pour se régénérer. Elle imaginait déjà sa future victime et son désir de le prendre. Sa nuque, qui s’offrirait à elle, lui serrait offerte sur un plateau. Cette rencontre allait la marquer. Jamais, elle n’oublierait ce personnage si troublant et si déplacé. Peut-être qu’un jour, elle le recroiserait qui sait. Ses pieds lui dirent de partir et de ne plus revenir, dans se cimetière pour la nuit, on dira. La recherche d’une victime potentielle était dure, mais elle la trouverait. Elle devenait un peu exigeante. Elle voulait qu’il aille un air de ressemblance avec une certaine personne : que se soit la couleur de cheveux, ses yeux.

La satisfaction devait être là. C’était la première fois qu’elle laissait comme ça partir une personne sans l’avoir mordue ou pire. Comment ça ? Quand elle était en chasse ou dans un genre comme celui-ci la personne pouvait lui attirer une envie des crocs. Une autre personne passerait ce soir.


■ Marche petit agneau, un jour, tu verras, le grand méchant loup te mangera.

Un rire sortit de sa bouche pour disparaître dans la nuit. Ses paroles ne seraient jamais comme conséquence. Elle n’était pas une femme sans intérêt, où un vieux tas d’os qui se lassait de ce siècle qui était si magnifique et plus ouvert à avant sur la luxure et l’envie. Surtout la religion n’avait plus le pouvoir comme avant, magnifique. Vraiment une soirée divertissante, elle aurait du laisser un souvenir sur cette tombe pour ne voir que des miettes de pierre. Ça aurait été magnifique mais puéril donc mieux valait ne pas y retourner. La nuit était sa vie et sa vie était la sienne. Elle se fit guider pour s’amuser avec une chose, un nouveau jouet.


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Miam ! [ Serena C. Wolfe ]

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